Des hommes armés ont mené, dans la nuit dernière, une attaque contre l’aéroport 401 de la base aérienne de Tahoua, au sud-ouest du Niger, non loin de la frontière avec le Nigeria. L’assaut intervient quelques semaines seulement après une précédente attaque visant une installation aéroportuaire dans la capitale nigérienne.
Selon l’agence de presse officielle nigérienne, les assaillants, arrivés à moto, ont endommagé plusieurs hangars d’avions et ouvert le feu sur des installations militaires de la base. Les forces de défense et de sécurité ont rapidement riposté, ce qui a permis d’éliminer plusieurs attaquants et de contraindre les autres à battre en retraite.
Les autorités ont également annoncé l’arrestation de cinq personnes soupçonnées d’implication dans l’attaque. Une importante quantité de devises étrangères ainsi que divers équipements ont été retrouvés en leur possession, avec l’aide de certains habitants ayant contribué à leur interpellation. À ce stade, aucun groupe armé n’a revendiqué l’opération.
Le gouverneur de la région de Tahoua, Suleiman Amadou Musa, a assuré que la situation est désormais « sous contrôle ». Il a précisé que l’aéroport est « ouvert et sécurisé » et que les activités se poursuivent normalement. Il a également appelé les populations à rester vigilantes et à signaler tout comportement suspect via les numéros d’urgence, tout en indiquant que des opérations de ratissage sont toujours en cours afin de prévenir toute nouvelle tentative d’infiltration.
Cette attaque survient après celle perpétrée le 28 janvier 2026 contre l’aéroport international Aéroport international Diori Hamani à Niamey, ainsi que la base aérienne 101 située dans son enceinte. Selon les autorités nigériennes, vingt assaillants avaient alors été neutralisés et plusieurs autres arrêtés.
À la suite de ces événements, le président de transition du Niger, le général Abdourahamane Tiani, avait accusé la France, la Côte d’Ivoire et le Bénin d’être derrière les attaques. Des accusations fermement rejetées par les autorités d’Abidjan et de Cotonou.
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