Le président de la Fédération des associations religieuses et des communautés en Casamance, Chérif Cheikh Boun Chamsidine Aidara, a appelé les dirigeants sénégalais à privilégier l’unité et l’intérêt national face aux tensions politiques actuelles. Il a notamment évoqué les espoirs suscités par l’accession au pouvoir du tandem formé par le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko lors de l’élection présidentielle de 2024 au Sénégal.
Selon lui, l’arrivée de ces deux leaders avait suscité un grand espoir parmi les Sénégalais, qui voyaient en eux une nouvelle génération de responsables politiques capables d’apporter une rupture et de mieux comprendre les réalités et les souffrances de la population. Il a toutefois regretté que des divergences d’ambitions aient pu apparaître au sommet de l’État, estimant que la situation actuelle est « déplorable ».
Le responsable religieux affirme que, face à cette situation, le rôle des religieux est avant tout d’appeler à l’apaisement et à la prière afin que les deux dirigeants puissent s’entendre et placer l’intérêt du pays au-dessus de toute ambition personnelle. Il insiste sur le fait que le Sénégal a besoin à la fois du président Bassirou Diomaye Faye et du Premier ministre Ousmane Sonko pour faire face aux nombreux défis auxquels le pays est confronté.
Pour Chérif Cheikh Boun Chamsidine Aidara, le ticket politique « Diomaye–Sonko » qui a permis leur accession au pouvoir représente une innovation importante qui a montré que l’exercice du pouvoir peut être collectif et non individuel. Il estime ainsi que les deux hommes n’ont pas le droit de briser cette dynamique ni de se séparer, puisqu’ils travaillent tous pour un seul et même Sénégal.
Il rappelle également que l’avenir politique, notamment à l’horizon 2029, relève de la volonté divine, appelant les deux dirigeants, en tant que croyants, à préserver la paix, l’entente et une cohabitation constructive pour protéger les intérêts des Sénégalais.
Dans un contexte marqué par des crises internationales, des difficultés économiques, le chômage et les défis liés aux finances publiques, il juge essentiel que les deux responsables unissent leurs efforts pour relever le pays. Selon lui, le Sénégal ne peut pas se permettre des rivalités au sommet de l’État alors que la population attend des solutions concrètes, notamment pour améliorer les conditions de vie et répondre aux préoccupations quotidiennes.
Le responsable religieux conclut en soulignant que les Sénégalais sont pressés de voir des améliorations, en particulier sur des questions comme l’emploi et le coût de la vie. Il appelle ainsi les dirigeants à se concentrer sur les enjeux de développement plutôt que sur des rivalités politiques, rappelant que le Sénégal existait avant eux et continuera d’exister après eux, et que chacun doit assumer sa responsabilité au service du pays.
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