Le Président de la République du Sénégal a promulgué le 27 mars 2026 la loi n°2026-08, modifiant l’article 319 du Code pénal de 1965, afin de renforcer la répression des actes dits « contre nature ». Adoptée par l’Assemblée nationale le 11 mars 2026, cette réforme introduit des sanctions plus strictes pour certains comportements sexuels.
Selon la loi, sont désormais considérés comme actes contre nature : tout acte sexuel entre personnes de même sexe, ainsi que tout acte sexuel commis par une personne sur un cadavre humain ou sur un animal. Toute personne reconnue coupable s’expose à une peine de 5 à 10 ans d’emprisonnement et à une amende comprise entre 2 et 10 millions de francs CFA. Lorsque l’acte implique un mineur, la peine maximale sera appliquée.
Le texte précise également que le juge ne pourra prononcer ni sursis, ni réduction de peine en dessous du minimum prévu. Par ailleurs, la loi définit comme apologie d’un acte contre nature toute représentation publique, qu’elle soit verbale, écrite, visuelle ou gestuelle, tendant à promouvoir l’homosexualité, la bisexualité, la transsexualité, la zoophilie, la nécrophilie ou toute pratique assimilée.
Cette nouvelle législation s’inscrit dans une volonté de renforcer le dispositif pénal existant et de clarifier les sanctions applicables, tout en encadrant strictement certaines pratiques sexuelles au Sénégal.
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