Les tensions entre les États-Unis et l’Iran franchissent un nouveau seuil critique. Le président américain Donald Trump a lancé, ce mardi 7 avril, un avertissement particulièrement sévère à l’encontre de Iran, à quelques heures de l’expiration de l’ultimatum fixé à Téhéran. Sur sa plateforme Truth Social, il a évoqué la possibilité d’un « anéantissement total », déclarant notamment qu’« une civilisation entière va mourir ce soir », tout en affirmant ne pas souhaiter une telle issue, rapporte l’AFP
Cet ultimatum, qui arrivait à échéance à 20 heures, heure de Washington, visait à obtenir un accord des autorités iraniennes. Faute de compromis, Donald Trump a menacé de cibler des infrastructures civiles majeures, notamment des ponts et des centrales électriques.
Sur le terrain, la situation s’est déjà fortement dégradée. Des frappes ont été signalées mardi dans plusieurs régions iraniennes. Selon des sources locales, des attaques ont visé au moins deux ponts, des infrastructures ferroviaires ainsi qu’une autoroute. À Kashan, dans le centre du pays, ces bombardements auraient fait deux morts et trois blessés, d’après des responsables provinciaux cités par les médias officiels.
D’autres frappes ont également touché l’île de Kharg, située dans le Golfe, un site stratégique qui constitue le principal terminal d’exportation de pétrole brut iranien. Toutefois, certains médias américains affirment que les opérations auraient ciblé exclusivement des installations militaires.
Dans sa communication, Donald Trump a également évoqué l’hypothèse d’un changement de régime en Iran, estimant que l’arrivée de dirigeants « plus intelligents et moins radicalisés » pourrait ouvrir la voie à une évolution positive. Il a néanmoins laissé entendre que l’issue des négociations serait connue dans les heures à venir, qualifiant ce moment de « l’un des plus importants dans l’histoire du monde ».
Le vice-président JD Vance s’est montré plus conciliant, évoquant la poursuite de discussions et se disant optimiste quant à une issue favorable.
Ces déclarations ont suscité de vives réactions sur la scène politique américaine. Le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a dénoncé des propos « extrêmement inquiétants ». De son côté, l’ancienne élue républicaine Marjorie Taylor Greene, pourtant proche du camp trumpiste par le passé, a fermement condamné ces menaces, les qualifiant de « folie » et s’opposant à toute escalade militaire contre l’Iran.
Emedia







