Le député Guy Marius Sagna s’interroge publiquement sur l’origine des ressources destinées à financer une éventuelle fondation des premières dames, posant une question centrale : ces fonds proviendront-ils de l’argent public, de réseaux d’affaires liés à l’État, ou d’un mélange des deux.
Dans une déclaration critique, il estime que cette problématique s’inscrit dans une pratique ancienne au sein de la classe politique sénégalaise. Selon lui, de nombreux responsables, une fois investis de fonctions étatiques — à la présidence, dans les ministères, les directions ou à l’Assemblée nationale — cherchent à se constituer des budgets politiques parallèles afin de consolider leur base et mener des actions sociales.
Le parlementaire considère que la situation actuelle au palais présidentiel ne constitue pas une exception, mais plutôt le reflet d’un fonctionnement répandu dans plusieurs sphères de l’État. Il insiste sur la nécessité de rompre avec ces pratiques, rappelant les engagements de rupture, de refondation et de transformation systémique souvent évoqués dans le discours politique.
Pour Guy Marius Sagna, les acteurs politiques restent libres de mener des activités sociales ou politiques, mais celles-ci devraient être financées sur leurs ressources personnelles et non à partir des moyens publics. Il plaide plutôt pour un renforcement des institutions étatiques dédiées aux missions sociales.
Dans cette optique, il appelle à allouer davantage de ressources aux ministères en charge de l’action sociale et de la solidarité nationale, ainsi qu’à ceux responsables de la santé, plutôt que de recourir à des financements institutionnels pour des interventions ponctuelles. Il souligne également l’importance d’une gestion transparente et équitable des recrutements dans la fonction publique, loin de toute logique de quotas informels.
Enfin, le député dénonce ce qu’il qualifie de « système néocolonial et parasitaire » qui, selon lui, chercherait à se maintenir. Il affirme toutefois sa détermination, ainsi que celle de ses partisans, à poursuivre le combat pour un changement profond.
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