Mohamed Hady Niang, manager dans le secteur des Industries culturelles et créatives (ICC), a vivement critiqué la gestion actuelle de la politique culturelle au Sénégal. Dans une déclaration au ton ferme, il déplore ce qu’il considère comme un effondrement du pilotage institutionnel de la culture, marqué selon lui par un manque de vision, d’ambition et de considération envers les artistes et les créateurs sénégalais.
Il s’interroge notamment sur la pertinence des financements accordés dans le cadre des appels à projets culturels, dont les montants oscillent entre 500 000 et 1 500 000 FCFA. Pour Mohamed Hady Niang, ces enveloppes sont largement insuffisantes pour soutenir des créations artistiques sérieuses et ne couvrent parfois même pas les dépenses de base liées au travail d’un seul artiste.
Le manager des ICC pointe également les limites du Secrétariat d’État aux Industries culturelles et créatives, qu’il accuse de ne pas avoir défini une stratégie claire capable de structurer les métiers de la culture, de favoriser l’emploi culturel et de poser les bases d’une véritable économie créative nationale.
Dans le même élan, il critique la Direction des Arts, qu’il juge déconnectée des réalités du terrain. Selon lui, l’absence d’un agenda culturel national crédible, d’une vision sectorielle cohérente et de mécanismes efficaces d’accompagnement des acteurs culturels illustre les difficultés profondes du secteur.
Mohamed Hady Niang estime que le Sénégal, reconnu pour sa richesse culturelle et artistique, mérite une politique culturelle plus ambitieuse et mieux structurée. Il appelle ainsi les autorités à rompre avec ce qu’il qualifie de gestion improvisée et à engager des réformes capables de valoriser durablement le patrimoine, les artistes et les industries culturelles du pays.
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