La Fédération Nationale des Boulangers du Sénégal (FNBS) tire la sonnette d’alarme face à une crise qu’elle juge désormais intenable pour l’ensemble du secteur. Réunis en conclave extraordinaire, les responsables de la filière dénoncent une dégradation continue de leurs conditions d’exploitation, qu’ils attribuent principalement au maintien du prix de la baguette à 150 FCFA malgré l’augmentation constante des coûts de production.
Selon la Fédération, de nombreuses boulangeries travaillent aujourd’hui à perte. La hausse des prix de la farine, de l’électricité, du carburant, de la levure et des autres intrants indispensables à la fabrication du pain pèse lourdement sur les charges des professionnels. Une situation qui menace directement des milliers d’emplois dans un secteur considéré comme stratégique pour la consommation quotidienne des ménages sénégalais.
La FNBS reproche également aux autorités de ne pas avoir respecté plusieurs engagements pris depuis près de deux ans. Malgré les nombreuses alertes lancées ces derniers mois, les boulangers estiment qu’aucune mesure concrète n’a été mise en place pour soulager la filière. Pour les responsables du secteur, cette absence de réponse risque d’accélérer la fragilisation des petites et moyennes boulangeries déjà confrontées à un contexte économique difficile.
Face à cette situation, la Fédération exige l’application immédiate de mesures de soutien afin d’éviter un effondrement progressif du secteur. Elle prévient qu’en l’absence de décisions rapides, un plan d’actions national pourrait être déclenché dans les prochains jours, avec des conséquences possibles sur la production et la distribution du pain à travers le pays.
Pour informer l’opinion nationale et internationale sur l’ampleur de la crise et présenter les prochaines actions envisagées, la Fédération Nationale des Boulangers du Sénégal annonce une conférence de presse prévue le mercredi 13 mai 2026 à 10h30 à son nouveau siège situé à HLM Grand Yoff, Villa N°006, en face du Stade de l’Amitié.
Au Sénégal, la question du pain demeure particulièrement sensible en raison de sa place centrale dans l’alimentation des populations. Entre la nécessité de préserver le pouvoir d’achat des ménages et celle d’assurer la survie des entreprises de boulangerie, les autorités sont désormais confrontées à un équilibre délicat pour éviter une crise sociale de plus grande ampleur.
Emedia







