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Editorial : Chorus

2 heures ago
in A L'INSTANT, ACTUALITÉS
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Editorial : Chorus
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A bas bruit, la politique sans les principes dicte sa loi. Plus personne ne s’impose une conduite basée sur l’exigence. Autrefois, la politique rimait avec rigueur. La sagesse gouvernait et inspirait les actes des hommes. Avec le temps, les choses ont beaucoup changé. En bien ou en mal ? Chacun peut voir midi à sa porte. Même sous un fuseau unique, les heures ne correspondent plus maintenant. Hélas, la scène politique se transforme en un théâtre d’ombres avec des silhouettes méconnaissables, à l’image d’une société politique ayant perdu tout son charme. Celle-ci s’efface au profit d’une bruyante société adepte du spectacle, tournée vers le burlesque.

Au fond, l’opinion publique s’en accommode. D’ailleurs, existe-t-il chez nous une opinion digne de ce nom ? Fait-elle contrepoids aux dérives des politiques ? Est-elle crainte et redoutée du fait de sa puissance collective ? Tout dans notre pays prédispose pourtant l’opinion à se construire et à se signaler comme un réel contre-pouvoir. Tout est sujet à débat. Les avis, bien que divergents, s’expriment de façon contradictoire, à travers des médias qui reflètent à la fois la diversité et la pluralité, donc la richesse des perceptions.

Une telle ambiance est de nature à sécréter des forces de veille ou d’impulsion, des vigies, des intelligences. Une autre société se met en place cependant. Plus molle, elle se montre complaisante, détourne le regard devant les difficultés et fléchit lorsqu’une forte opposition lui fait face avec vigueur. L’irruption des radicalités sur le champ politique illustre l’affaiblissement de notre démocratie en proie à des pressions inouïes. Elle rayonne moins bien qu’elle ne reluise plus !

Est-elle victime d’excès ou d’exagération ? L’arbitraire s’y est engouffré. La tyrannie se signale. Au débat de connaissance succède le monologue, pire ennemi de la vitalité des échanges basés sur la solidité des arguments.

La place que prend dans l’opinion la « querelle » au sommet de l’Etat occulte les problèmes qui assaillent le pays et empêche de faire émerger des solutions efficaces. Par entourages interposés, les deux têtes de l’Exécutif se livrent un duel à fleuret moucheté qui se complique à mesure que le Président de la République et le Premier ministre posent des actes pour le moins chaleureux. Les écuries se crêpent les vestons. Eux affichent une indifférence qui en dit long sur l’état de gêne, voire le malaise prévalant. Tirent-ils les ficelles d’une toile emmêlée de faux liens ?

En une décennie, ils ont tracé un chemin, ouvert une voie et fixé un objectif ultime : conquérir le pouvoir. Cette étape franchie, s’ouvre un autre chapitre plus complexe : la gouvernance. Une à une, les illusions tombent. Les certitudes se relativisent au contact des réalités et des contraintes. La pratique politique se rénove au gré des nécessaires concessions et des adaptations impératives.

La foule, changeante, acclame un jour et condamne le lendemain. Dans ces conditions, qui est capable de garder la tête froide ? Ils se projettent en 2029 et évacuent des urgences qui jalonnent le chemin vers cette échéance, de surcroît lointaine. Entre-temps, le déclin industriel se poursuit, au grand dam des employés réduits à n’être que des variables d’ajustement dans un contexte de mutations technologiques et d’externalisation des fonctions.

Chez Diomaye et Sonko, l’embarras s’installe de part et d’autre. La « tentation de la foule » surgit et vogue entre hostilité, déloyauté et attachement. Les moments de gloire s’élaborent et délimitent des géographies de fidélisation. Corollaire : qui n’est pas avec nous est contre nous ! La pression monte dans ces circonstances. Malheur aux indécis, aux « caméléons », aux équilibristes, aux funambules du crépuscule. Panacée politique introuvable…

Les deux compagnons d’infortune, devenus « amis » et même complices par la force des choses, sont-ils arrivés au pouvoir avec de profonds désaccords subtilement relégués en arrière-plan au profit des bons rapports qu’ils entretenaient dans l’opposition d’alors ? Les épreuves les ont réunis et unis à la fois. Ils sont restés solidaires dans la privation, ce qui a eu pour effet de souder leurs efforts en augmentant le coefficient émotionnel de leur combat face au régime de Macky Sall.

Les ors du pouvoir ont-ils agi comme révélateurs des nuances et des différences ? Certains ne nient pas le « sérieux » de la discorde dont les motifs leur paraissent insignifiants toutefois. Moins nuancés, d’autres, en revanche, voient dans l’avalanche des propos échangés par médias interposés le point de fixation d’une lutte grandissante entre « frères siamois ».

Parce que le pouvoir attire, il y a eu un trop-plein d’acteurs pour assombrir l’horizon analytique des perspectives. Chez ces acteurs, le désir de jouissance reste vif. Il ne s’éteint pas. Au contraire, il emprunte des chemins déviés avec le rétroviseur comme balise pour surveiller les écarts de conduite ou de comportement.

Néanmoins, le duel se durcit. Il s’enfonce. Même si Khalifa Sall n’y voit qu’un vaudeville. Il n’impacte pas pour autant les Sénégalais dont les préoccupations interpellent un pouvoir qui reste évasif.

Le renchérissement du coût de la vie aggrave un quotidien balloté entre pénurie, rareté et rationnement. Les prix des denrées ont augmenté de plus de 20 à 25 %. L’essence et le gaz suivent dans de plus fortes proportions, avec des risques de majoration indexée sur la crise en cours autour du Détroit d’Ormuz, conséquence du conflit opposant Israël, les États-Unis et l’Iran.

L’événement social imminent autour de la Tabaski ravive les inquiétudes, d’autant que l’approvisionnement en moutons en provenance du Mali serait hypothéqué par le conflit larvé contre les djihadistes aux portes de Bamako. La perturbation des circuits commerciaux compromet la venue au Sénégal du cheptel malien dont la quantité et les prix convenaient à une frange importante de Sénégalais aux revenus modestes.

Les incertitudes liées au ravitaillement du marché intérieur traduisent une fâcheuse naïveté des pouvoirs publics qui se sont toujours satisfaits du quota malien. La même hantise occupe les esprits en Côte d’Ivoire, informés de la décision prise par la junte au pouvoir au Burkina Faso de geler tout approvisionnement du grand voisin du sud-est en moutons. Des scènes chaotiques ne sont pas à exclure.

Face à la même équation, Dakar et Abidjan adoptent des approches différentes. Le Sénégal ne parvient pas à s’extirper d’une dépendance alors que le pays est une vieille terre d’élevage. Quant à la Côte d’Ivoire, elle s’attache à mettre en œuvre une planification plus cohérente sous une autorité politique dotée d’un sens prononcé de l’organisation.

Faut-il redéfinir des méthodes de gestion plus avancées ? L’élevage sénégalais présente bien des paradoxes. La consommation des petits ruminants reste vigoureuse malgré les aléas conjoncturels. Les espaces existent pour acclimater les cultures fourragères moyennant des techniques de conservation capables d’enjamber les « périodes de soudure ». Rien ne s’y oppose dès lors que les yeux se dessillent.

Vivement que la lucidité emporte les dernières illusions d’un pernicieux aveuglement !

Sous un autre registre, même le règne épuise. Tout se résume à lui. Théâtre d’ombres, silhouettes animées sujettes à des manipulations. Ils n’aiment rien tant que la dissimulation, la sublimation et la puissance, avec un profond sens du tragique. Ils façonnent les esprits.

La violence atteint son paroxysme avec ces maisons détruites. Conflit foncier, décisions de justice, opération Force Delta, promoteurs indélicats, mutations frauduleuses de terrains. Descos se signale en amont, et pourquoi pas en aval, pour limiter les dégâts.

Par Mamadou NDIAYE

Tags: ChorusÉditorial
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