L’affaire impliquant Jérôme Bandiaky, plus connu sous le surnom de « Sniper », a été évoquée ce mercredi devant le tribunal correctionnel. À l’issue des débats, le dossier a été renvoyé au 8 juillet prochain afin de permettre la citation d’un témoin, Ndiadiack Diop, dont l’audition est jugée nécessaire à la manifestation de la vérité. La défense a annoncé qu’elle prendra en charge les démarches relatives à cette citation en vue de la prochaine audience, selon les informations exclusives d’Emedia.
Ce renvoi intervient dans un contexte marqué par le maintien en détention de l’ancien garde du corps, une situation qui impose, selon ses conseils, de prendre toutes les dispositions nécessaires afin que le dossier puisse être plaidé à la date retenue.
Initialement poursuivi pour détention illégale d’armes et de munitions, obtention d’avantages indus, escroquerie au service et usurpation de fonction, Jérôme Bandiaky fait désormais face à des accusations beaucoup plus lourdes. Le 15 novembre 2025, il a été inculpé par le juge du 3ᵉ cabinet pour assassinat dans le cadre de l’enquête sur la disparition de l’adjudant-chef Didier Badji et du sergent Fulbert Sambou. Les charges retenues contre lui incluent également la séquestration, les menaces de mort et le viol.
Depuis le début de l’affaire, Jérôme Bandiaky conteste l’ensemble des accusations portées contre lui. Concernant notamment le volet relatif à l’obtention présumée d’avantages indus, il soutient que l’appartement de fonction mentionné dans le dossier lui avait été régulièrement attribué par l’ancienne Première ministre Aminata Touré dans le cadre de ses missions de sécurité rapprochée.
Le rendez-vous judiciaire du 8 juillet s’annonce ainsi déterminant, avec l’audition attendue du témoin Ndiadiack Diop et la poursuite de l’examen d’un dossier qui continue de susciter une vive attention en raison de la gravité des faits reprochés et des nombreuses zones d’ombre entourant la disparition de Didier Badji et Fulbert Sambou.
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