Un scandale financier d’une ampleur inédite secoue actuellement le milieu des affaires dakarois. L’ancien administrateur de sociétés à la retraite, Mayoro Mbaye, a officiellement déposé une plainte avec constitution de partie civile auprès du premier cabinet du Pool judiciaire financier de Dakar. Visant plusieurs figures notables, dont des notaires et un magistrat à la retraite, cette plainte dénonce un système frauduleux de grande envergure et réclame la somme astronomique de 20 milliards de francs CFA en réparation des préjudices subis.
Au cœur de cette affaire se trouve une féroce bataille pour le contrôle de plusieurs structures commerciales d’envergure, notamment Maritalia SA, Alga SARL, Genecom SARL, Techimpact SARL, Lampafric SA et la Boulangerie La Gare. L’homme d’affaires dénonce une entreprise de spoliation orchestrée par ses associés et des tiers. Selon les éléments transmis à la justice par ses conseils, un réseau aurait falsifié une multitude de documents sociaux sensibles ; tels que des bulletins de transfert d’actions, des procès-verbaux d’assemblées générales et des actes de cession, dans le but de contester ses droits d’associé et de paralyser le fonctionnement de ces entreprises.
Les accusations formulées par le plaignant sont d’une extrême gravité. La plainte vise explicitement des faits de faux en écritures privées, d’usage de faux, de recel, d’extorsion de fonds et d’association de malfaiteurs. Mayoro Mbaye affirme avoir été la cible de pressions financières injustifiées, allant jusqu’à l’adjudication frauduleuse de ses propres biens immobiliers au profit de la société Maritalia SA, qu’il décrit comme étant en situation de banqueroute. La concertation frauduleuse semble d’ailleurs être étayée par les aveux de l’un des intervenants clés de l’affaire, qui aurait reconnu sa participation à la falsification des documents contestés.
Face à la complexité de ces manœuvres et aux enjeux financiers colossaux, la partie plaignante sollicite l’ouverture immédiate d’une information judiciaire. En plus des poursuites pénales contre les auteurs et complices présumés, la requête exige la désignation urgente d’un administrateur judiciaire. Ce dernier aurait pour mission de geler la gestion des sociétés concernées, de reconstituer l’actionnariat réel et de sauvegarder les intérêts de l’ex-administrateur.
Le Pool judiciaire financier, nouvellement saisi, s’apprête à ouvrir un dossier qui promet de faire grand bruit dans la capitale sénégalaise.
Emedia






