Le gouvernement sénégalais est sorti de son silence au lendemain de l’incident survenu, le 16 juillet 2026, dans la zone frontalière de Bulock. Dans un communiqué publié ce vendredi 17 juillet, le ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères a réagi à la déclaration des autorités gambiennes, en réaffirmant la volonté de Dakar de préserver les excellentes relations entre les deux pays, tout en rappelant avec fermeté ses préoccupations concernant ce différend frontalier.
Les autorités sénégalaises ont d’abord insisté sur la profondeur des liens historiques, fraternels et de bon voisinage qui unissent le Sénégal et la Gambie. Elles soulignent que cette relation privilégiée constitue un acquis majeur qu’il appartient aux deux États de protéger et de renforcer dans l’intérêt des populations des deux côtés de la frontière.
Toutefois, Dakar rappelle que la situation dans la zone de Bulock demeure une source de préoccupation depuis plusieurs années. Selon le gouvernement, cette partie de la frontière fait l’objet de discussions récurrentes en raison de ce qu’il considère comme des empiétements portant atteinte à l’intégrité territoriale du Sénégal. Les autorités estiment que certaines installations et activités observées dans cette zone restent incompatibles avec une gestion concertée des espaces frontaliers.
Le ministère des Affaires étrangères souligne également que plusieurs cycles de concertation, menés à différents niveaux entre les deux pays, n’ont pas encore permis d’aboutir à un règlement définitif de cette question. Pour Dakar, cette situation appelle désormais une solution durable, fondée sur des engagements clairs et mutuellement respectés.
Évoquant l’incident du 16 juillet, le gouvernement sénégalais rejette toute interprétation laissant penser que ses actions visaient à porter atteinte à la souveraineté de la Gambie ou à compromettre les relations bilatérales. Les autorités affirment au contraire que cet épisode met en évidence l’urgence d’accélérer les mécanismes de règlement déjà engagés entre les deux États afin d’éviter la répétition de telles situations.
Le Sénégal réitère enfin son attachement au règlement pacifique de ce différend à travers le dialogue, la concertation et les cadres diplomatiques et militaires établis entre Dakar et Banjul. Tout en réaffirmant son exigence de respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de chaque État, le gouvernement appelle à la retenue et invite toutes les parties à éviter les déclarations susceptibles d’alimenter les tensions, afin de permettre aux commissions compétentes de poursuivre leurs travaux dans un climat serein.
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