Une source proche du ministère du Commerce indique qu’un mécanisme de soutien au riz local est à l’étude à travers la création d’une caisse de péréquation des prix. Celle-ci serait financée par une taxe de 5 000 FCFA par tonne de riz brisé importé, avec un objectif de mobilisation estimé à environ 7 milliards de FCFA par an.
Selon cette même source, la production commerciale de riz local reste inférieure à 100 000 tonnes, tandis qu’une part importante de la production est destinée à l’autoconsommation. La production nationale de paddy ne dépasserait pas, à ce stade, les 500 000 tonnes.
Malgré un potentiel jugé considérable, les superficies aménagées connaissent un recul. Elles sont actuellement estimées à 70 000 hectares, contre un potentiel de 240 000 hectares dans la vallée du fleuve Sénégal. À pleine exploitation, cette zone pourrait produire jusqu’à 3,36 millions de tonnes de paddy, soit près de 2 millions de tonnes de riz blanc.
À cela s’ajoutent les quelque 600 000 hectares de terres dédiées à la riziculture pluviale, dont le potentiel de production est évalué à environ 2 millions de tonnes. Au total, le Sénégal disposerait ainsi d’un potentiel de production de près de 3 millions de tonnes de riz, selon cette source proche du ministère du Commerce.
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