Un différend financier oppose désormais le sélectionneur Pape Bouna Thiaw à la Fédération Sénégalaise de Football (FSF). Par acte d’huissier signifié le 13 août 2026 par Maître Fatma Haris Diop, le technicien a officiellement mis en demeure l’instance fédérale, à qui il réclame le paiement de 423 820 300 FCFA au titre de plusieurs engagements financiers restés impayés.
Selon la mise en demeure rédigée par son conseil, la SCP d’Avocats Maître Guédel Ndiaye et Associés, Pape Bouna Thiaw est lié à la FSF par un contrat de travail d’une durée de 36 mois, courant du 1er mars 2026 au 28 février 2029. En vertu de l’article 5 de cette convention, le sélectionneur bénéficie d’un salaire mensuel net de 30 millions FCFA, avec un effet rétroactif à compter de sa prise de fonction.
Or, d’après le document juridique, aucun salaire n’aurait été versé depuis mars 2026. Les arriérés de rémunération s’élèveraient ainsi à 180 millions FCFA pour six mois.
À cette somme s’ajoutent plusieurs autres engagements financiers. Le sélectionneur réclame notamment 90 millions FCFA correspondant à une partie échue de sa prime de signature, ainsi que 30 millions FCFA au titre d’une prime spéciale également arrivée à échéance. La mise en demeure fait également état de 12 millions FCFA d’indemnités de logement cumulées et de 1 104 000 FCFA correspondant au forfait carburant.
Pape Bouna Thiaw réclame par ailleurs 100 millions FCFA au titre des primes liées au sacre à la CAN et à la qualification pour la Coupe du Monde. À cela s’ajoute le remboursement de 10 716 300 FCFA de frais de déplacement qu’il affirme avoir avancés personnellement lors d’une tournée effectuée en avril 2026. Une facture aurait été transmise à la FSF en mai, sans que le remboursement n’intervienne à ce jour.
Au total, la créance revendiquée par le sélectionneur atteint donc 423 820 300 FCFA. Par l’intermédiaire de son avocat, Pape Bouna Thiaw privilégie toutefois, dans un premier temps, un règlement à l’amiable.
La FSF dispose ainsi d’un délai de huit jours à compter de la mise en demeure pour s’acquitter de l’intégralité des sommes réclamées. À défaut de règlement dans ce délai, le conseil du sélectionneur indique que la procédure pourrait prendre une tournure judiciaire et que les intérêts de droit applicables aux créances contractuelles commenceront à courir.
Emedia






