La société G Sand poursuit ses engagements en faveur de la réhabilitation de la dune d’Abéné, dans le département de Bignona. Après une première opération de reboisement menée l’année dernière, l’entreprise a procédé à la plantation de 920 plants sur une nouvelle parcelle d’environ un hectare, en collaboration avec les services des Eaux et Forêts.
Représentant de G Sand, Mamadou Sankhon Diabang a rappelé que cette action s’inscrit dans les engagements pris par la société pour restaurer les zones ayant fait l’objet d’exploitation. « Nous avons organisé cette action. Ça fait partie des engagements de la société pour la réhabilitation de la dune », a-t-il expliqué, soulignant l’accompagnement des services techniques de l’État, notamment les Eaux et Forêts.
Selon lui, le choix des espèces n’est pas laissé à l’entreprise. Il revient aux services compétents des Eaux et Forêts d’identifier les espèces adaptées aux conditions particulières de la dune. Une démarche qui, à ses yeux, a déjà donné des résultats encourageants sur la première parcelle reboisée l’année dernière.
Le responsable de G Sand se veut ainsi rassurant face aux inquiétudes exprimées dans la population concernant l’avenir des zones exploitées. « La dune qui a été exploitée ici il y a de cela un an a été réhabilitée et reboisée. Les arbres sont là devant tout le monde », a-t-il déclaré, ajoutant que la société entend poursuivre la surveillance et l’entretien des plants.
Mamadou Sankhon Diabang estime également que la régénération naturelle observée sur le site constitue un signe encourageant. « On n’a même pas commencé le reboisement, l’herbe est déjà revenue », a-t-il fait remarquer. L’objectif affiché est de permettre à la dune de retrouver progressivement son aspect d’origine et de restituer cet espace à la population.
Du côté des Eaux et Forêts, le lieutenant Samba Camara, chef du sous-secteur des Eaux et Forêts de Diouloulou, a confirmé l’existence d’un protocole liant son service à G Sand. « Ce protocole permet en tout cas une restauration de la zone déjà exploitée par cette société », a-t-il précisé.
Plusieurs espèces locales et adaptées à la zone ont été retenues pour cette opération. Il s’agit notamment du Detarium senegalense, communément appelé ditakh, du Saba senegalensis ou madd, de différentes espèces de palmiers, de l’Anacardium occidentale (anacardier), ainsi que du Khaya senegalensis.
Au total, 920 plants ont été mis en terre cette année sur la nouvelle parcelle. Le lieutenant Samba Camara insiste toutefois sur l’importance du suivi après la plantation. Les services des Eaux et Forêts prévoient des visites régulières, toutes les deux semaines ou au moins une fois par mois, afin de veiller à la bonne croissance des plants et de procéder, si nécessaire, au remplacement des plants morts.
Les premiers résultats enregistrés sur la parcelle reboisée l’année dernière sont jugés encourageants. « Vous-même, vous constatez que les arbres tiennent jusqu’à présent », a relevé le chef du sous-secteur des Eaux et Forêts de Diouloulou, tout en reconnaissant quelques cas de mortalité.
Cette année, les équipes ont également procédé au regarnissage de la première parcelle, où 850 plants avaient été installés l’année précédente. Ces opérations successives doivent permettre, à terme, de restaurer durablement les zones exploitées et de favoriser le retour de la végétation sur la dune d’Abéné.
Pour G Sand comme pour les services des Eaux et Forêts, la réhabilitation ne s’arrête donc pas à la mise en terre des plants. La surveillance, le regarnissage et l’accompagnement des jeunes plants constituent des étapes essentielles pour assurer la réussite du processus de restauration et redonner progressivement à la dune son couvert végétal.
Emedia








