La visite du président Bassirou Diomaye Faye à Washington doit être analysée au-delà des rencontres et des images officielles. Selon le journaliste sénégalais basé aux États-Unis, Baba Aidara, cette visite avait surtout pour objectif de renforcer la confiance économique autour du Sénégal et de consolider ses relations avec ses principaux partenaires financiers.
Le chef de l’État a notamment rencontré des représentants du secteur privé américain, mais également des responsables de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI). Avec la Banque mondiale, les échanges ont porté sur plusieurs secteurs notamment le financement du développement, l’emploi des jeunes, l’énergie, la protection sociale, l’entrepreneuriat et le développement des territoires.
Avec le FMI, l’enjeu était davantage lié à la situation des finances publiques. Il s’agissait notamment de consolider les finances publiques, traiter la question de la dette et avancer vers un nouveau programme économique.
Baba Aidara estime ainsi que Washington a constitué une étape de repositionnement économique du Sénégal avec la volonté de renforcer la confiance des partenaires internationaux et d’attirer davantage d’investissements.
La rencontre avec la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, intervient également dans ce contexte. Selon le journaliste, l’accord technique conclu avec le FMI le 1er septembre dernier constitue une étape vers un nouveau programme de trois ans même si celui-ci reste soumis aux procédures d’approbation du Fonds.
Du côté de la Banque mondiale, le Sénégal cherche à mobiliser des financements pour des secteurs considérés comme stratégiques pour son développement notamment l’énergie, l’agriculture, les infrastructures et l’entrepreneuriat, avec une attention particulière portée à l’emploi des jeunes.
Pour Baba Aidara, l’enjeu consiste désormais à trouver un équilibre entre la rigueur financière, les investissements et la protection des populations.
La visite de Washington pourrait ainsi ouvrir une nouvelle séquence économique pour le Sénégal notamment à travers la recherche d’investissements privés américains dans des secteurs comme le numérique, l’énergie, l’agriculture et les infrastructures.
Mais le journaliste rappelle que les annonces devront désormais être suivies d’effets concrets. Un investissement annoncé ne constitue pas encore un investissement réalisé, un accord ne crée pas automatiquement un emploi et un financement ne garantit pas à lui seul une transformation économique.
La réussite de cette visite devra donc, selon lui être mesurée à travers des résultats concrets sur le terrain : création d’emplois, investissements effectivement réalisés, réduction du coût de l’énergie, soutien aux entreprises et amélioration des conditions de vie des populations.
D’après Baba Aidara, Washington a permis de créer une nouvelle dynamique. Le défi est désormais pour le Sénégal de transformer cette dynamique en résultats concrets.
Khady Seck







