La deuxième édition du salon international des médias d’Afrique (SIMA) a été organisée par la maison de la presse Babacar Touré, ce jeudi 8 octobre 2026, ce lancement consiste à « Bâtir un écosystème médiatique souverain et performant en Afrique». La cérémonie s’est tenue au grand théâtre de Dakar, en présence du ministre de la communication et des Relations avec les institutions et de plusieurs acteurs de communication.
cette deuxième édition a pour objectif de réunir les acteurs du secteur des médias autour des enjeux liés à l’avenir de l’écosystème médiatique africain, mais aussi met à l’honneur l’Allemagne pour l’Europe et l’Algérie pour l’Afrique, en tant que pays mis à l’honneur.
Pour MAKHTAR SYLLA le président de la comité de pilotage, Cette année, ils veulent apporter une nouvelle pierre à l’édifice, en bâtisseur dans l’écosystème médiatique souverain et performant à l’Afrique. C’est une belle perspective, quelle belle liberté. Quel gros boulevard et surtout une grosse responsabilité. Le cadre, comme en pensée la régulation dans un environnement convergent, qui sera donné par le professeur Abdoulaye Sow, mon promotionnaire de plus de 50 ans, campera le décor et les enjeux. Nous échangeons autour des thèmes de cette panelle. De masterclass. Nous permettront d’aborder la régulation et l’avenir du métier, l’intelligence artificielle et son utilisation chez nous, l’industrie des médias, l’intelligence artificielle, des cultures.» L’innovation technologique et l’intelligence artificielle avec ses menaces factuelles, la sophistication de soft power, la mutation des modèles de domination sont autant d’interpellations et de défis auxquels l’Afrique doit faire face.
Selon Monsieur Bacary Sarr, le ministre de la communication et des Relations avec les institutions et de plusieurs acteurs de communication.«Le modèle économique des médias africains mérite réflexion. En ce sens que ces derniers vivent une crise économique. La publicité numérique fuit vers des plateformes étrangères pendant que les revenus des diffuseurs s’érodent, obligeant les rédacteurs et action à restreindre les équipes. Cette réalité mine leur indépendance autant que la censure. Un journaliste qui ne peut pas être payé dignement devient vulnérable. Pour y faire face, nous devons collectivement inventer des modèles alternatifs, comme des fonds sectoriels, des alliances avec les institutions publiques, des coopératives médiatiques et partenariat avec les universités.»
C’est un rendez-vous de réflexion, de partage, de networking et d’exposition, qui permet également aux acteurs du secteur de se rencontrer et d’échanger autour des enjeux des médias africains
Au-delà des échanges et des réflexions, le SIMA 2026 entend ainsi ouvrir la voie à de nouvelles solutions pour renforcer la souveraineté et la viabilité des médias africains. Un défi qui passe notamment par des modèles économiques durables, capables de préserver l’indépendance des journalistes et de garantir un avenir au secteur médiatique sur le continent.
Aïssata Wone








