Le Comité d’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse (COJOJ) Dakar 2026 et le Groupe de la Banque mondiale entendent renforcer leur coopération autour du sport, de l’employabilité des jeunes et du développement économique en Afrique. Cette ambition était au cœur d’une visite de travail effectuée par une délégation du COJOJ au siège de l’institution financière internationale, à Washington, à l’invitation d’Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre.
Conduite par le président du COJOJ, Mamadou Diagna Ndiaye, la délégation comprenait notamment Ibrahima Wade, coordonnateur du comité d’organisation, et Fatou Amirah Mamebouray, responsable de la Dakar 2026 Learning Academy. Cette rencontre intervient dans le prolongement de la visite effectuée à Dakar par Ousmane Diagana en août dernier, témoignant de la volonté des deux parties de consolider leurs relations et de faire du sport un levier de développement humain et de création d’opportunités pour la jeunesse.
Au cours des échanges, auxquels ont pris part plusieurs cadres africains de la Banque mondiale, le COJOJ a présenté le modèle d’organisation des JOJ Dakar 2026, qui marqueront une première historique avec la tenue des premiers Jeux olympiques organisés sur le continent africain. L’accent a notamment été mis sur la stratégie d’héritage des Jeux, structurée autour de la Dakar 2026 Learning Academy.
Cette académie constitue l’un des piliers de la démarche du comité d’organisation en matière de renforcement des compétences. Elle compte actuellement 312 jeunes professionnels originaires du Sénégal et de 22 autres pays africains, formés aux standards internationaux de gestion des grands événements sportifs. Le COJOJ a également présenté un projet pilote d’Académies des Sports, destiné à développer les compétences et à favoriser l’accès des jeunes aux métiers de l’industrie sportive.
De leur côté, les équipes de la Banque mondiale ont exposé les initiatives déjà engagées en soutien aux Jeux olympiques de la jeunesse, à travers leur portefeuille de projets au Sénégal. Les discussions ont ainsi permis d’explorer les possibilités de mieux articuler les actions du COJOJ avec les programmes de développement portés par l’institution.
À l’issue de la rencontre, Ousmane Diagana a proposé de poursuivre le dialogue afin d’examiner les synergies possibles avec le programme SIRA (Skills for Inclusive Regional Advancement). Lancée en juin 2026 et dotée d’une enveloppe de 642 millions de dollars, cette initiative régionale vise à renforcer l’employabilité des jeunes en Afrique de l’Ouest et du Centre.
L’ambition commune est de placer la jeunesse, le sport et l’accès à l’emploi au cœur des priorités du prochain Cadre de partenariat-pays entre la République du Sénégal et le Groupe de la Banque mondiale. Une perspective qui pourrait contribuer à inscrire les retombées des JOJ Dakar 2026 dans une dynamique durable de développement des compétences et d’insertion professionnelle.
La délégation du COJOJ a également rencontré Makhtar Diop, directeur général de la Société financière internationale (SFI), pour échanger sur le potentiel du sport et les perspectives de développement de l’industrie sportive en Afrique. Cette séance de travail a permis d’aborder les enjeux économiques liés à ce secteur en pleine évolution. À cette occasion, Mamadou Diagna Ndiaye a accordé plusieurs interviews dans les nouveaux locaux de la SFI.
Le coordonnateur général du COJOJ, l’ambassadeur du Sénégal à Washington ainsi que Prosper Youm, ancien du Fonds monétaire international (FMI) et conseiller du COJOJ, ont également pris part aux échanges.
À l’approche de Dakar 2026, cette démarche illustre la volonté du comité d’organisation de faire des Jeux un catalyseur de développement, en misant sur la formation, l’employabilité des jeunes et la valorisation du potentiel économique du sport au Sénégal et sur l’ensemble du continent africain.
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