Les populations des communes de Dabaly et Kaymor, réunies autour de leurs porte-paroles Papa Amadou Seck et Mamour Cissé, ont interpellé les autorités sur l’état de la route reliant Firgui, Kayemor et Nganda.
Selon elles, cet axe, jugé vital pour le désenclavement de la zone, est resté sans entretien suffisant pendant des décennies.
Des évacuations sanitaires compromises
Cette piste, en service depuis 1963, se dégrade d’année en année, affirment les riverains. La circulation des personnes et des marchandises y devient très difficile, notamment pendant l’hivernage.
Les habitants font état de décès de femmes enceintes et de malades survenus lors d’évacuations vers les structures de santé, en raison de l’impraticabilité de la voie. Ils citent aussi des accidents récents : un véhicule qui a glissé d’un pont pour finir dans l’eau, et la noyade de deux jeunes garçons originaires de Kabakoto à hauteur de ce même ouvrage.
Un lancement de travaux resté sans suite
Les populations rappellent qu’il y a un peu plus d’un an, l’ancien Premier ministre Amadou Ba s’était rendu sur place pour poser la première pierre du projet de bitumage. Des magasins destinés au stockage du matériel avaient alors été construits.
Depuis, le chantier n’a pas avancé. « Il n’y a pas un centimètre de goudron, et les agents qui étaient sur le site ont disparu sans prévenir », déplore Papa Amadou Seck. Les habitants s’interrogent sur le sort des fonds alloués au projet, une question à laquelle les autorités n’ont pas encore répondu.
Un appel à l’État
Les habitants s’adressent au président de la République et au ministre des Infrastructures, Déthié Fall, pour demander une intervention d’urgence dans les communes concernées.
Au-delà de la sécurité des évacuations sanitaires, ils soulignent l’enjeu économique : le bitumage faciliterait le transport des personnes et l’acheminement des récoltes et des marchandises vers les marchés.
Se présentant comme des contribuables et des citoyens soucieux de leurs devoirs civiques, les habitants de Dabaly et Kaymor revendiquent leur droit à la sécurité et à des conditions de vie dignes. Sous les applaudissements de l’assistance, leur message a été sans ambiguïté : le bitumage de la route Firgui–Kayemor–Nganda est, pour eux, une urgence.
Sékou Diallo









