La tension monte entre les syndicats d’enseignants et le gouvernement autour de l’audit des agents de la Fonction publique. Dans un communiqué publié ce mardi 15 juillet 2026, le G7, qui regroupe les principaux syndicats d’enseignants du Sénégal, dénonce le « désordre indescriptible » qui, selon lui, caractérise les opérations d’audit menées par le ministère de la Fonction publique depuis près de deux semaines.
Le collectif syndical pointe notamment un manque de planification, un chevauchement avec les examens de fin d’année ainsi qu’un sous-effectif des équipes chargées de l’audit. Selon le G7, ces dysfonctionnements occasionnent de nombreux désagréments pour les enseignants.
Sur le terrain, plusieurs enseignants seraient contraints de passer de longues heures, voire une journée entière, dans les centres d’audit sans avoir la garantie d’être enrôlés à l’issue de l’attente.
Face à cette situation, le G7 exige la suspension temporaire immédiate des opérations afin de permettre une réévaluation complète du dispositif et une meilleure organisation de la suite du processus. Les syndicats demandent également que les enseignants puissent être audités sur leurs lieux de vacances. À défaut, ils préconisent le report de l’opération au début de la prochaine rentrée scolaire, estimant que cette option permettrait d’assurer un enrôlement serein et exhaustif de l’ensemble du personnel concerné.
Le collectif syndical affirme regretter une situation qu’il juge pourtant évitable. Selon les signataires du communiqué, plusieurs observations et recommandations avaient été formulées lors des réunions préparatoires consacrées à l’organisation de cet audit, sans avoir été prises en compte.
Le G7 appelle enfin les autorités compétentes à engager sans délai un dialogue avec les organisations syndicales afin de trouver une solution consensuelle. Pour le collectif, il est urgent de préserver les intérêts des enseignants tout en garantissant la continuité et le bon fonctionnement du service public de l’éducation.
Emedia








