Le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Dr Abdourahmane Diouf, a effectué une visite de deux jours en Casamance dans le cadre de la clôture du projet Solutions écosystémiques d’adaptation durable (SEDAD), mis en œuvre avec l’appui du gouvernement du Canada et du Cégep de la Gaspésie et des Îles. Accompagné de la cheffe de la coopération à l’ambassade du Canada à Dakar, Caroline Albert, et d’une délégation de l’institution canadienne dirigée par sa directrice générale Yolaine Arseneau, le ministre s’est rendu dans plusieurs sites situés notamment à Diembereng, Elinkine et Pointe Saint Georges.
Cette mission de terrain a permis à la délégation de constater les retombées concrètes du projet au sein des communautés locales. Parmi les réalisations visitées figurent des unités de transformation gérées par des femmes, des infrastructures de conservation comme des chambres froides, des quais de pêche, ainsi que des équipements de surveillance maritime, dont des vedettes mises à disposition des services en charge des aires marines protégées. À la pointe Saint-Georges, la délégation a également observé des aménagements destinés à lutter contre l’érosion côtière, dans un contexte marqué par les effets du changement climatique.
Le ministre a salué une coopération « dynamique et efficace » avec le Canada, soulignant l’impact des investissements réalisés sur les conditions de vie des populations, notamment en matière d’activités génératrices de revenus et d’adaptation aux mutations économiques. Il a toutefois insisté sur la nécessité pour l’État et les collectivités territoriales de prendre le relais afin d’assurer la pérennité des acquis, rappelant que la coopération internationale ne peut, à elle seule, répondre à tous les besoins.
De son côté, la directrice générale du Cégep de la Gaspésie et des Îles a mis en avant l’approche participative du projet, basée sur un travail étroit avec les communautés locales pour identifier des solutions adaptées. Elle s’est dite satisfaite de l’appropriation des initiatives par les bénéficiaires et a plaidé pour la poursuite des efforts afin de consolider les résultats obtenus.
La cheffe de la coopération canadienne, Caroline Albert, a pour sa part exprimé un niveau de satisfaction élevé quant aux réalisations du projet, financé à hauteur de 15 millions de dollars canadiens sur trois ans, dont environ 40 % alloués au Sénégal. Elle a souligné la rapidité d’exécution et l’engagement des communautés, estimant que cette phase de clôture marque davantage un point de départ vers une transformation durable des territoires concernés.
Lancé en 2023 et déployé au Sénégal, en Gambie et en Mauritanie, le projet SEDAD a permis la construction de 45 infrastructures, l’acquisition de moyens logistiques terrestres et nautiques, la formation d’ambassadeurs climatiques ainsi que l’accompagnement de milliers de bénéficiaires directs et indirects. Axé sur des solutions fondées sur la nature, il s’impose aujourd’hui comme un modèle de développement intégrant à la fois la préservation des écosystèmes, l’inclusion sociale et le renforcement des économies locales.
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