Un épisode de communication confuse a agité l’administration de Donald Trump mardi 10 mars, après la publication puis la suppression rapide d’une vidéo par le ministre américain de l’Énergie, Chris Wright. Dans cette séquence diffusée sur son compte X, le responsable affirmait que la marine américaine avait escorté un premier pétrolier afin de lui permettre de franchir le stratégique détroit d’Ormuz, un passage clé pour le transport mondial de pétrole et de gaz paralysé depuis le début de la guerre en Iran le 28 février.
La vidéo a toutefois été supprimée quelques minutes après sa mise en ligne, sans explication officielle. Interrogée lors de son point presse quotidien, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a reconnu ne pas être en mesure de préciser les raisons de cette suppression.
Elle a également assuré qu’aucune mission d’escorte n’avait été lancée par la United States Navy. Selon elle, aucun pétrolier ni navire marchand n’a été accompagné par des forces américaines à ce stade. Plusieurs responsables américains avaient d’ailleurs déjà indiqué aux médias CNN et Fox News qu’aucune opération de ce type n’était en cours.
Du côté iranien, les démentis sont également catégoriques. Le porte-parole des Gardiens de la révolution, Ali‑Mohammad Naïni, a affirmé qu’aucun navire de guerre américain ne s’était approché de la mer d’Oman, du Golfe persique ou du détroit d’Ormuz depuis le début du conflit.
Ces déclarations contradictoires ont provoqué une forte volatilité sur les marchés énergétiques. Après la publication initiale de la vidéo du ministre américain, les prix du pétrole ont brièvement chuté de plus de 15 %, les investisseurs espérant une reprise rapide du trafic maritime et l’acheminement des millions de barils bloqués dans le Golfe. L’enthousiasme s’est toutefois atténué après les démentis officiels, et les cours de l’or noir ont finalement clôturé en baisse d’un peu plus de 11 %.
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