À l’occasion de la traditionnelle cérémonie de vœux, le Secrétaire général du syndicat des agents du CROUS a livré un discours sans concession, rompant volontairement avec le ton habituellement consensuel. Face à ce qu’il qualifie de climat social délétère, il a dressé un réquisitoire sévère contre la gestion actuelle de l’institution, évoquant frustrations, injustices et souffrances au travail, tout en appelant à une mobilisation collective pour un changement en 2026.
Prenant la parole devant ses collègues, le Secrétaire général du syndicat des agents du CROUS Samsidine Traoré a expliqué son refus de formuler des vœux « joyeux et optimistes » dans un contexte marqué, selon lui, par une accumulation de colères et de désillusions. Il a dénoncé ce qu’il considère comme des décisions arbitraires prises par l’administration, notamment des modifications unilatérales de contrats de travail, sans concertation, ayant fortement impacté la vie professionnelle et personnelle des agents.
Le syndicaliste a également pointé la suppression de primes et d’indemnités perçues depuis plusieurs années, une mesure qui aurait, selon lui, fragilisé davantage le pouvoir d’achat des travailleurs. À cela s’ajoutent des nominations à des postes supérieurs accordées à des agents récemment recrutés, au détriment d’employés plus anciens, expérimentés et investis, alimentant un sentiment d’injustice et d’absence totale de perspectives de carrière.
Au-delà des revendications professionnelles, le Secrétaire général a insisté sur les conséquences humaines de ce qu’il qualifie de « management toxique ». Stress, atteintes psychologiques, maladies et départs forcés de certains agents ont été évoqués comme les symptômes d’un malaise profond au sein de l’institution, affectant également la motivation collective et la qualité du service rendu aux étudiants.
Refusant toute complaisance, le syndicat a exigé des réponses concrètes, parmi lesquelles la restauration des primes supprimées, la fin des décisions unilatérales, l’instauration d’une politique de carrière équitable et un management respectueux de la santé et de la dignité des agents. Pour 2026, le responsable syndical appelle à une mobilisation unie afin d’imposer des changements durables et de restaurer justice, sérénité et fierté au sein du CROUS.
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