À la veille de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 contre le Maroc, le sélectionneur sénégalais Pape Thiaw s’est exprimé en conférence de presse, évoquant l’état d’esprit de son groupe, le contexte particulier d’une finale face au pays hôte et les enjeux autour de l’organisation de la compétition.
Le technicien sénégalais a d’abord tenu à rappeler l’importance symbolique de cette rencontre. Pour lui, cette finale doit avant tout être une célébration du football africain. Il a décrit un groupe serein, enthousiaste et pleinement concentré à quelques heures d’un rendez-vous attendu depuis deux mois. Les Lions, selon lui, sont prêts à disputer cette finale prestigieuse.
Interrogé sur le retard constaté avant la conférence de presse, Pape Thiaw a expliqué qu’il était lié à l’arrivée tardive du cortège. Revenant ensuite sur le match à venir, il a établi un parallèle avec la finale du CHAN 2023 disputée en Algérie, où il avait déjà affronté le pays organisateur dans un stade largement acquis à la cause locale. Une situation comparable à celle que vivra le Sénégal face au Maroc.
Même s’il reconnaît que jouer contre le pays hôte n’est jamais simple en raison de la pression du public, le sélectionneur sénégalais estime que l’essentiel se décidera sur le terrain. Il a rappelé que seuls les joueurs et les arbitres auront une influence directe sur le jeu, et a exprimé l’espoir que cette finale se déroule dans le même esprit sportif que celle jouée en Algérie, qui s’était bien passée malgré le contexte.
Pape Thiaw a également insisté sur l’importance de préserver l’image du football africain. Selon lui, les enjeux sportifs ne doivent jamais conduire à des comportements déplacés ou dangereux. Il a notamment déploré certains incidents intervenus hier, qu’il juge anormaux, évoquant des situations où des équipes et des joueurs ont été exposés à la foule, mettant leur sécurité en danger. Pour le sélectionneur, de tels faits ne doivent pas exister, surtout entre nations africaines.
Enfin, il a tenu à souligner la valeur de la CAN, longtemps sous-estimée sur la scène mondiale. Il a rappelé que des joueurs de classe mondiale comme Sadio Mané auraient pu être récompensés par le Ballon d’Or si la compétition avait été davantage reconnue. Aujourd’hui, avec une organisation de haut niveau, Pape Thiaw estime qu’il est essentiel de conclure cette CAN de la meilleure des manières, dans le respect, le fair-play et l’unité africaine.
Assane BA, Sérigne Saliou Dème, Tidiane Sy et Bara Sow envoyés spéciaux au Maroc








