La Fédération Nationale des Cadres Libéraux (FNCL) monte au créneau pour rétablir, selon elle, la vérité sur les déclarations d’Ousmane Sonko lors de sa conférence de presse du 16 août 2026. L’ancien Premier ministre et actuel président de l’Assemblée nationale avait évoqué un prétendu décret n° 2004-1186 pour étayer ses affirmations sur l’existence de fonds politiques logés à la Primature sous le régime d’Abdoulaye Wade.
Dans un communiqué, la FNCL conteste cette référence et affirme que le décret cité ne correspond à aucun texte réglementaire portant sur l’organisation ou le financement de la Primature. Elle précise que le texte concerné est en réalité le décret n° 2004-822 du 1er juillet 2004, signé par l’ancien président de la République Abdoulaye Wade, portant création de l’Agence nationale pour la Relance des Activités économiques et sociales en Casamance (ANRAC).
Pour la FNCL, ce décret ne prévoit aucun fonds politique au bénéfice du Premier ministre. L’organisation rappelle que l’ANRAC est une agence publique dotée de la personnalité juridique et de l’autonomie financière, avec des mécanismes de gouvernance et de contrôle. Elle cite notamment l’existence d’un Conseil de surveillance présidé par un représentant du chef de l’État, d’un manuel de procédures ainsi que de dispositifs de contrôle interne et externe.
Selon la fédération, les ressources de l’ANRAC étaient principalement constituées de dotations de l’État et de contributions de partenaires au développement. Ces financements étaient destinés notamment à soutenir la consolidation de la paix, la reconstruction des zones affectées par le conflit en Casamance et l’amélioration des conditions de vie des populations.
La FNCL estime ainsi que tout rapprochement entre l’ANRAC et l’existence de fonds politiques relève d’une confusion dans l’interprétation du texte ou d’une volonté d’entretenir cette confusion dans l’opinion publique.
L’organisation libérale revient également sur la question des moyens financiers dont disposaient les Premiers ministres sous la présidence d’Abdoulaye Wade. Elle soutient que ces derniers ne bénéficiaient pas de fonds politiques propres et que les moyens mis à leur disposition provenaient des crédits de souveraineté relevant de la Présidence de la République.
Dans son communiqué, la FNCL interpelle par ailleurs Ousmane Sonko sur sa position concernant les fonds politiques. Elle s’interroge sur l’abandon éventuel de la promesse faite à plusieurs reprises de supprimer ce type de ressources.
La fédération appelle enfin à éviter l’instrumentalisation des questions liées aux finances publiques à des fins politiques. Elle considère que le débat public doit privilégier la transparence, la précision et la responsabilité plutôt que les amalgames et les interprétations qu’elle juge opportunistes.
Pour la FNCL, les priorités des Sénégalais restent notamment l’emploi des jeunes, le pouvoir d’achat, l’éducation, la santé, la sécurité et la stabilité du pays. Elle invite ainsi les responsables publics à concentrer leurs efforts sur ces préoccupations et réaffirme son attachement à la transparence et à une gestion responsable des affaires publiques.
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