Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a officiellement remis un don d’équipements et de matériel au centre Kulimaro. Cette initiative, soutenue par la coopération italienne, s’inscrit dans le cadre du projet PAPEV (Projet d’appui à la protection des enfants victimes de violations de leurs droits) et vise à renforcer la prise en charge globale des jeunes femmes et des enfants victimes de violences en Casamance.
Le lot d’équipements remis comprend des fauteuils roulants, des ordinateurs, des matelas, des ventilateurs ainsi que des kits d’activités artistiques et de dessin. Ce soutien matériel ambitionne d’offrir des conditions d’accueil plus dignes et d’accompagner la réhabilitation sociale, psychologique et économique des pensionnaires du centre.
Un soutien réaffirmé en faveur des droits fondamentaux
Pour Benjamin Moreau, représentant régional adjoint du Haut-Commissariat aux droits de l’homme pour l’Afrique de l’Ouest, cette action s’inscrit directement dans la mission de l’institution onusienne :
« Nous sommes particulièrement fiers de soutenir le centre Kulimaro, qui mène une action essentielle pour la protection des enfants et des jeunes femmes en situation difficile. Notre ambition est d’assurer la protection de l’enfant en améliorant le cadre juridique, mais aussi en garantissant une réhabilitation globale des victimes de violences. »
Il souligne également l’importance de ce matériel pour l’avenir des jeunes filles accompagnées :
« Toute cette assistance technique contribuera à favoriser la réinsertion sociale et psychologique des femmes qui ont été victimes de violences et leur permettra d’accéder à leurs droits économiques et sociaux. Ce matériel aura un effet déterminant sur leur quotidien en leur donnant les outils nécessaires pour reconstruire une vie interrompue par des violences inacceptables. »
Garantir une prise en charge digne pour les plus vulnérables
De son côté, Ndèye Bineta Kébé, coordonnatrice régionale du projet PAPEV au sein du Haut-Commissariat aux droits de l’homme, est revenue sur les besoins spécifiques identifiés en partenariat avec l’UNICEF :
« Dans cette deuxième phase du projet, nous avons tenu à épauler les jeunes filles et les mineures victimes de violences, de mariages forcés ou de violences conjugales. Lorsqu’elles arrivent ici, elles ont besoin d’un cadre accueillant et de bonnes conditions pour leur prise en charge médicale et psychologique. Notre priorité reste la protection des couches les plus vulnérables. »
Elle précise également l’impact à long terme du travail effectué au sein de l’établissement :
« La place d’un enfant est dans sa famille ou sa communauté. Le centre est un lieu de passage où l’on apaise les esprits, écoute et forme ces jeunes filles, notamment à la transformation de produits locaux. Ces formations leur permettent, une fois sorties du centre, d’exercer une activité génératrice de revenus et de subvenir aux besoins de leurs familles. »
Une réponse concrète aux besoins du terrain
Léonie Gomis, vice-présidente de la Plateforme des femmes pour la paix en Casamance, a salué l’impact direct de ces nouveaux équipements sur le fonctionnement quotidien du centre :
« Le matériel qui nous a été apporté est d’une très grande utilité pour le centre. Les fauteuils roulants, par exemple, sont essentiels pour transporter les jeunes filles enceintes jusqu’à la route lors des évacuations médicales. De même, les ventilateurs permettent de faire face aux fortes chaleurs de Ziguinchor, et les kits d’activités artistiques offrent aux pensionnaires une activité ludique pour se détendre, créer et évacuer le stress. »
Elle conclut en soulignant l’approche globale de l’accompagnement proposé au sein de la structure :
« La prise en charge que nous offrons ici est holistique. Une fois accueillies, les pensionnaires bénéficient d’un accompagnement complet. Nous apprécions ce don à sa juste valeur, car il contribue directement à l’épanouissement de ces enfants. »
Emedia






