Le Collectif pour la Défense des Intérêts du Bossea (CDIB) a réaffirmé son opposition catégorique au projet d’exploitation des phosphates dans l’arrondissement d’Agnam Civol, dans la région de Matam. Dans un communiqué rendu public le 3 mai 2026, le collectif indique que, depuis 2021, il mène des actions de sensibilisation, d’information et de mobilisation auprès des populations concernées.
Selon le CDIB, cette démarche participative a permis de rallier l’ensemble des acteurs locaux, notamment les chefs de village, les autorités territoriales, les élus locaux ainsi que les habitants des communes de Oréfondé, Thilogne, Agnam et Dabia. À l’issue de ces concertations, une position unanime s’est dégagée : le refus de toute exploitation minière dans la zone du Bossea.
Le collectif souligne que ce territoire, à vocation agro-sylvo-pastorale, repose principalement sur l’agriculture, l’élevage et la gestion durable des ressources naturelles. Il estime que le projet minier, en raison de la proximité des gisements avec les zones d’habitation, représente une menace pour l’environnement, la santé des populations et les équilibres socio-économiques locaux.
Le CDIB rappelle que sa position s’inscrit dans le respect des lois en vigueur au Sénégal, notamment la Constitution qui garantit le droit à un environnement sain et prévoit une exploitation des ressources naturelles au bénéfice des populations, ainsi que le Code minier de 2016 et le Code de l’environnement adopté en 2023.
Malgré plusieurs mémorandums adressés aux autorités et les actions de sensibilisation menées, le collectif dit constater une volonté persistante d’aller vers l’exploitation des phosphates. Il réaffirme, dans ce contexte, son caractère apolitique et citoyen, son engagement pour un développement durable et inclusif, ainsi que sa disponibilité à dialoguer avec les autorités compétentes.
En alternative, le CDIB plaide pour un renforcement de l’agriculture, le développement de l’élevage et de la pêche, la promotion des services et la valorisation des investissements de la diaspora. Le collectif réitère ainsi son attachement à un modèle de développement respectueux des populations, de l’environnement et des générations futures.
Le communiqué est signé à Matam par le coordonnateur du collectif, Samba Amadou Ka.
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