Monsieur le Président de la République,
Monsieur le Premier ministre,
Nous, citoyens sénégalais attachés à la justice et à l’État de droit, vous adressons cette lettre ouverte pour vous interpeller sur la situation de Monsieur Maodo Malick Mbaye, dont la détention nous apparaît arbitraire.
Nous soutenons pleinement la reddition des comptes, principe fondamental pour assainir la gouvernance de notre pays et répondre à l’exigence de transparence portée par le peuple sénégalais. Mais la reddition des comptes ne saurait se confondre avec un règlement de comptes.
Maodo Malick Mbaye est un homme intègre. Il avait une situation stable et privilégiée au Royaume du Maroc. Pourtant, dès que la justice de son pays l’a convoqué, il a fait le choix de rentrer au Sénégal pour répondre de son plein gré. Ce geste fort atteste de sa bonne foi, de son sens des responsabilités et de sa dignité. Il témoigne de son respect pour les institutions et de sa confiance en la justice sénégalaise.
Maintenir en détention un citoyen qui a volontairement renoncé à ses privilèges à l’étranger pour se présenter devant les juges envoie un signal inquiétant. Cela fragilise le principe selon lequel la liberté est la règle et la détention l’exception, surtout lorsqu’aucun risque de fuite n’est avéré.
Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, vous avez porté l’espoir d’une justice impartiale, au service de tous les Sénégalais sans distinction. Nous vous demandons, au nom de cet idéal que vous incarnez, de veiller à ce que le dossier de Maodo Malick Mbaye soit traité avec équité, célérité et humanité.
La libération de Maodo Malick Mbaye, dans le respect des procédures légales, serait un acte fort. Elle réaffirmerait que la reddition des comptes se fait dans la justice et non dans l’acharnement, et que l’engagement pour le Sénégal prime sur toute autre considération.
_Thies, le 22 avril 2026_







