La cérémonie d’inauguration des travaux de réhabilitation des unités de transformation agroalimentaire de Nyassia et Enampor marque une étape importante dans le renforcement des capacités économiques des femmes et la valorisation des produits locaux en Casamance.
Réalisé dans le cadre d’un projet mis en œuvre par le consortium USOFORAL–ETDS, avec l’appui financier de l’Agence Basque de Coopération au Développement à travers ACPP (Asamblea de Cooperación por la Paz), ce programme vise à soutenir durablement les initiatives économiques portées par les femmes rurales des communes concernées.
Au-delà de la réhabilitation des infrastructures, le projet s’inscrit dans une dynamique de structuration et de modernisation des filières agroalimentaires locales, notamment celles de la mangue et du madd. Les anciennes unités, initialement mises en place par l’ONG 3D, ont été entièrement rénovées, équipées et remises aux normes par le consortium USOFORAL–ETDS.
Selon les autorités administratives, ces réalisations comprennent la modernisation des unités de transformation, l’équipement en matériel semi-industriel adapté aux filières mangue et madd, l’installation de systèmes solaires pour l’optimisation énergétique, ainsi que la mise en place de mini-forages pour sécuriser l’accès à l’eau. Le projet a également permis le renforcement des capacités techniques et organisationnelles des femmes bénéficiaires et la structuration des chaînes de valeur locales.
Présidant la cérémonie, le sous-préfet de Nyassia, Moussa Aly Ba, a salué l’impact du projet sur les communautés bénéficiaires. Il a rappelé que ces investissements concernent directement 1 026 femmes issues des regroupements féminins des communes de Nyassia et d’Enampor, tout en soulignant les retombées indirectes sur l’ensemble de la chaîne de valeur agro-forestière.
« À travers ce projet, le consortium a mené des actions structurantes : réhabilitation et modernisation des unités, équipement en matériel adapté, installation de systèmes solaires, mise en place de mini-forages et renforcement des capacités des femmes », a-t-il déclaré, saluant la synergie entre les différents acteurs impliqués, notamment USOFORAL, ETDS, ONG 3D, ainsi que d’autres partenaires intervenant dans la zone.
Il a également souligné que ces initiatives contribuent à améliorer la productivité, la qualité des produits transformés et l’accès au marché, tout en réduisant les pertes post-récolte. Les produits comme la mangue, autrefois souvent perdue dans la nature, sont désormais collectés, transformés et commercialisés localement, tandis que le madd est valorisé à travers des circuits organisés.
Pour les autorités administratives, ces actions participent pleinement à la politique de promotion du « consommer local » et à la valorisation des ressources agro-forestières.
Le sous-préfet a par ailleurs exhorté les bénéficiaires à assurer une bonne gestion des infrastructures mises à leur disposition, soulignant que la durabilité des acquis dépendra de leur implication. Il a également appelé la jeunesse à s’impliquer davantage dans ces initiatives économiques afin de réduire l’exode rural et les migrations irrégulières.
Selon lui, le développement de la zone repose sur les ressources locales, notamment l’agriculture et la transformation agroalimentaire, qui offrent de réelles opportunités d’emplois et de revenus.
À travers ce projet, les femmes bénéficiaires entendent désormais renforcer leur autonomie économique, améliorer leurs revenus et contribuer davantage aux charges familiales, notamment la scolarisation des enfants et la stabilité des ménages. Les autorités espèrent également voir émerger des unités de transformation plus compétitives, capables de s’ouvrir progressivement aux marchés régionaux et nationaux.
Emedia






