Depuis plusieurs semaines, l’espace public sénégalais est marqué par des déclarations qu’il juge « répétées, approximatives, voire calomnieuses » visant M. Saïdou Kane ainsi que plusieurs structures auxquelles il est associé, notamment AEE Power Sénégal, PASSANT et INTERMAQ. Dans une déclaration liminaire, il estime être la cible d’un « matraquage médiatique » et affirme vouloir rétablir sa version des faits, tout en précisant que les différends relèvent des juridictions compétentes.
Entrepreneur sénégalais établi en Espagne, Saïdou Kane affirme avoir développé plusieurs initiatives économiques destinées à accompagner des politiques publiques au Sénégal, notamment dans les secteurs de l’électrification rurale, de l’agriculture et de l’équipement administratif. Il indique avoir été à l’origine d’AEE Power Sénégal, impliquée dans un projet d’électrification de plusieurs centaines de localités, en partenariat avec des acteurs publics et privés.
Selon sa déclaration, le projet reposait sur un montage financier international impliquant la banque Santander et des partenaires espagnols, en raison des exigences liées au financement. Il affirme avoir joué un rôle central dans la conception, la structuration et la coordination du projet, ainsi que dans la mobilisation des partenaires financiers.
Concernant l’exécution du programme d’électrification rurale, il explique qu’un protocole d’accord et des engagements contractuels prévoyaient une répartition des responsabilités entre les différentes entités impliquées, avec une part significative confiée à AEE Power Sénégal. Il soutient que le projet, estimé à 140 millions d’euros, prévoyait une avance de démarrage devant transiter par les structures partenaires avant d’être redistribuée selon les accords.
Saïdou Kane affirme qu’après le déblocage d’une première tranche de financement par les autorités sénégalaises, des tensions sont apparues avec le partenaire espagnol, qu’il accuse d’avoir adopté une attitude de retrait progressif. Il indique avoir adressé une mise en demeure en juin 2024, avant une rupture unilatérale du partenariat quelques jours plus tard, qu’il relie à une campagne de dénigrement à son encontre.
Sur les dossiers INTERMAQ et PASSANT, il rejette également toute responsabilité personnelle. Dans le premier cas, il soutient que la société sénégalaise INTERMAQ SÉNÉGAL n’était pas titulaire du marché public concerné, lequel aurait été signé par une entité espagnole. Il affirme ne jamais avoir perçu de fonds publics et décrit INTERMAQ SÉNÉGAL comme un prestataire local chargé de tâches logistiques et techniques.
Dans le cas PASSANT, il indique n’avoir qu’une participation minoritaire sans rôle de gestion opérationnelle, estimant que l’exécution du projet relève d’un partenaire étranger. Il affirme également avoir contribué financièrement pour soutenir la continuité des activités et préserver des emplois.
Dans l’ensemble, Saïdou Kane estime être victime d’une confusion entre les différentes entités juridiques impliquées et d’une interprétation erronée des rôles contractuels. Il appelle à distinguer les responsabilités de chaque structure et affirme que les procédures en cours permettront d’établir les faits.
Il conclut en réaffirmant sa confiance dans les institutions judiciaires et dans le règlement des différends par les voies légales, indiquant que sa démarche vise uniquement à « rétablir la vérité factuelle » dans un contexte de controverse médiatique prolongée.
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