L’intersyndicale des travailleurs de l’aviation civile et du secteur des transports aériens, regroupant 14 syndicats, a annoncé une possible grève prévue le 8 juin, menaçant de perturber fortement le secteur aérien.
Conscients de la sensibilité du domaine, les syndicats appellent toutefois les autorités à ouvrir des discussions afin d’éviter une paralysie. Dans une déclaration, ils dénoncent notamment le non-respect des accords et recommandations issus des États généraux des transports publics tenus du 21 au 25 octobre.
Selon le vice-président de l’intersyndicale, Cheikh Wade, les travailleurs font face à une dégradation des conditions de travail dans certaines structures de la plateforme aéroportuaire, ainsi qu’à l’absence d’implication des partenaires sociaux dans la mise en place d’un comité de dialogue social.
Les syndicats réclament des « réponses claires et concrètes » et des garanties de la part des autorités. Ils exigent également le règlement de la dette de la compagnie Air Sénégal envers plusieurs entités du secteur, notamment LAS SA, l’ANACIM, l’AIBD SA, 2AS, 2AS Technicien et TSA. Ils demandent en outre le paiement régulier de l’ISA (indemnité de sécurité aéroportuaire).
« Nous sommes dans un secteur hyper sensible. Il suffit seulement d’annoncer une grève pour secouer tout le système. C’est pourquoi nous privilégions le dialogue », a souligné Cheikh Wade.
Les travailleurs ont également profité de ce point de presse pour revenir sur la question des 1 500 parcelles de Mbour 4, toujours non attribuées, qu’ils réclament depuis plusieurs années.
Aboubakry Kane, Emedia Mbour






