La journaliste libanaise Amal Khalil a été tuée et sa collègue Zeinab Faraj grièvement blessée lors d’une frappe aérienne israélienne dans le village d’al-Tayri, au sud du Liban, selon des sources officielles libanaises. Le Premier ministre Nawaf Salam a dénoncé un « crime contre l’humanité », évoquant une attaque délibérée contre des civils en mission d’information.
Les deux journalistes couvraient une première frappe israélienne sur un véhicule survenue plus tôt dans la journée lorsqu’elles ont été prises pour cible. Alors qu’elles tentaient de fuir et de se réfugier dans une maison, une nouvelle attaque a visé le bâtiment dans lequel elles s’étaient abritées.
Amal Khalil, journaliste au média Al Akhbar, a été entendue pour la dernière fois vers 16h10, heure locale, lorsqu’elle a contacté ses proches ainsi que l’armée libanaise. Elle s’était mise à l’abri après une première frappe qui avait déjà fait deux morts à proximité du véhicule dans lequel elle se trouvait avec sa collègue.
Les secours, initialement mobilisés pour leur porter assistance, ont été contraints de se retirer après avoir essuyé des tirs, selon le ministère libanais de la Santé. Une seconde frappe a ensuite touché la maison où les deux journalistes avaient trouvé refuge. Le corps d’Amal Khalil n’a été extrait des décombres que plusieurs heures plus tard, peu avant minuit, soit plus de sept heures après l’attaque.
Zeinab Faraj, gravement blessée, a pu être évacuée par les équipes de secours, qui ont également récupéré les corps des deux victimes de la première frappe. Les autorités libanaises dénoncent une tactique dite de « double frappe », consistant à viser une zone une seconde fois après une première attaque, souvent lorsque les secours sont en intervention.
Amal Khalil couvrait la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah, dans un contexte de tensions régionales accrues depuis début mars, en lien avec l’élargissement du conflit impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran.
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