À quelques jours du match décisif entre le Sénégal et l’Irak prévu à Toronto, au Canada, plusieurs journalistes sénégalais ainsi que des membres de la Fédération sénégalaise de football (FSF) se retrouvent confrontés à une contrainte administrative majeure liée à leurs visas américains.
Lors d’un direct sur la RTS, le journaliste Ibrahima Mboup a expliqué que les professionnels des médias ayant obtenu un visa américain à entrée unique ne pourront pas se rendre au Canada pour couvrir la rencontre sans compromettre leur retour aux États-Unis. Selon lui, les visas délivrés à plusieurs membres de la délégation sénégalaise sont valables pour une durée de 90 jours, mais n’autorisent qu’une seule entrée sur le territoire américain.
Dans ces conditions, tout déplacement vers le Canada entraînerait automatiquement la perte du droit de revenir aux États-Unis avec le même visa. Or, en cas de qualification du Sénégal pour les huitièmes de finale, les journalistes concernés ne pourraient plus suivre le parcours des Lions sur le sol américain.
Le journaliste a également souligné que l’obtention d’un nouveau visa américain nécessiterait une nouvelle procédure administrative pouvant prendre plusieurs semaines, avec l’obligation de retourner au Sénégal pour effectuer les démarches requises, une option difficilement envisageable dans le contexte de la compétition.
Cette situation ne concerne pas uniquement les médias. Plusieurs membres de la Fédération sénégalaise de football seraient également détenteurs de visas à entrée unique. Ils se retrouvent ainsi confrontés au même dilemme : assister à la rencontre face à l’Irak au Canada au risque de ne plus pouvoir revenir aux États-Unis pour accompagner l’équipe nationale en cas de qualification.
Face à cette contrainte, de nombreux journalistes sénégalais devraient finalement rester aux États-Unis et suivre à distance le match prévu à Toronto, tout en espérant une qualification des Lions pour la suite de la compétition.
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