Dans le cadre du projet 3R portant sur le travail non rémunéré des femmes, une session de formation de deux jours a été organisée à Ziguinchor à l’intention des élus municipaux et départementaux. Ce projet, mis en œuvre par la Fédération des associations féminines du Sénégal (FAFS) en partenariat avec la Plateforme des femmes pour la paix en Casamance, vise à sensibiliser et renforcer les capacités des acteurs locaux sur les violences basées sur le genre (VBG) et l’élaboration d’un budget prenant en compte l’égalité entre les sexes.

Mme Diao Adjiratou Traoré, membre de la FAFS, a précisé que chaque commune ciblée a envoyé huit conseillers municipaux. « Malgré quelques absences, nous avons atteint notre objectif. Il est essentiel que les élus soient bien formés pour mener des actions efficaces dans leurs collectivités », a-t-elle souligné.

Le programme a permis aux participants d’acquérir une meilleure compréhension des VBG et du rôle des femmes et des enfants dans la société. Makan Abdoulaye Tamba, représentant du conseil départemental de Ziguinchor, s’est félicité de la pertinence de la formation. « Nous avons appris comment élaborer et exécuter un budget sensible au genre. Désormais, nous examinerons avec plus d’attention les budgets soumis aux conseils municipaux et départementaux », a-t-il affirmé.

Au-delà des aspects budgétaires, les discussions ont porté sur des problématiques cruciales telles que le harcèlement sexuel à l’école et la violence conjugale, touchant aussi bien les femmes que les hommes. « Rien n’a été tabou », a insisté Makan A Tamba, soulignant l’importance de ces échanges pour mieux protéger les droits des femmes et des enfants dans la région.
Ce projet de trois ans prévoit d’autres activités, notamment des sensibilisations et des dialogues avec les élus locaux, afin d’intégrer durablement la question du genre dans la gouvernance territoriale.


Assane Ba, Emedia Ziguinchor