À Université Cheikh Anta Diop de Dakar, la tension reste vive. Deux mois après la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba, les étudiants continuent de réclamer justice et interpellent les autorités sur la situation des bourses, toujours en suspens.
Réunis pour entretenir la mémoire de leur camarade disparu lors des dernières violences, ils dénoncent l’absence d’avancées concrètes dans la procédure judiciaire. Une situation jugée inacceptable par le collectif des amicales de l’UCAD, qui promet de maintenir la mobilisation.
Prenant la parole, Cheikh Atab Sagna a exprimé l’indignation des étudiants. Selon lui, Abdoulaye Ba, étudiant en deuxième année de chirurgie dentaire à la faculté de médecine, représentait un espoir pour sa famille et pour toute une génération. Pourtant, déplore-t-il, aucune justice n’a encore été rendue.
Le collectif lance ainsi un appel solennel aux autorités afin qu’elles fassent preuve de diligence pour élucider les circonstances de ce décès et situer les responsabilités. Les étudiants préviennent qu’ils poursuivront leurs rassemblements, notamment chaque 9 du mois, jusqu’à satisfaction de leurs revendications.
Au-delà de la question judiciaire, la problématique des bourses cristallise également les tensions. Les étudiants affirment qu’aucune avancée concrète n’a été enregistrée à ce jour. Ils dénoncent en outre des projets de réformes engagés sans leur implication, une démarche qu’ils jugent inacceptable.
Face à cette situation, ils appellent les autorités à privilégier le dialogue en associant les représentants des étudiants aux discussions. Pour le collectif, seule une concertation inclusive permettra de trouver des solutions durables à la crise universitaire.
Les étudiants insistent enfin sur la nécessité d’un apaisement, estimant que les tensions actuelles ne peuvent être résolues par le rapport de force, mais plutôt par le tact, l’écoute et l’intelligence collective.
Emedia








