Les États-Unis poussent plusieurs pays à former une coalition internationale afin de rétablir la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, selon une note du département d’État consultée par Reuters. Cette initiative intervient alors que les prix du pétrole ont atteint leur plus haut niveau depuis plus de quatre ans, sur fond de craintes de perturbations prolongées de l’approvisionnement mondial en énergie.
Deux mois après le début du conflit déclenché par des frappes américano-israéliennes contre l’Iran, ce passage maritime stratégique reste fermé, bloquant environ 20 % des flux mondiaux de pétrole et de gaz. Cette situation entraîne une forte tension sur les marchés de l’énergie et ravive les inquiétudes d’un ralentissement économique mondial.
Les efforts diplomatiques pour résoudre la crise sont actuellement dans l’impasse. Washington chercherait à débloquer la situation par une stratégie de pression, incluant un éventuel blocus naval des exportations pétrolières iraniennes, considérées comme la principale source de revenus du pays.
Selon une information d’Axios, le président américain Donald Trump doit être informé jeudi de plans envisageant de nouvelles frappes militaires contre l’Iran, dans l’espoir de contraindre Téhéran à revenir à la table des négociations.
Cette escalade a provoqué une forte hausse des cours du pétrole. Le Brent, référence mondiale, a dépassé les 125 dollars le baril à un moment donné, atteignant son niveau le plus élevé depuis mars 2022. Depuis le début de l’année, son prix a plus que doublé, alimentant les tensions inflationnistes et faisant grimper les prix à la pompe à des niveaux politiquement sensibles dans de nombreux pays.
L’Iran a de son côté promis de poursuivre les perturbations dans le détroit d’Ormuz tant qu’il se sentira menacé, laissant craindre de nouvelles tensions sur l’approvisionnement mondial en pétrole et en gaz. Téhéran a également averti mercredi de possibles « actions militaires sans précédent » en réponse à toute poursuite du blocus visant des navires liés à l’Iran.
Sur le plan nucléaire, Washington affirme que l’Iran ne doit pas se doter de l’arme atomique, tandis que Téhéran maintient que son programme est exclusivement pacifique. Donald Trump a réagi sur les réseaux sociaux en estimant que l’Iran « ne sait pas signer un accord non nucléaire » et qu’il doit « devenir plus intelligent rapidement », sans préciser la nature d’un éventuel accord.
Dans ce climat de fortes tensions, le Pakistan jouerait un rôle de médiateur afin d’éviter une nouvelle escalade, alors que les deux parties continuent d’échanger des messages en vue d’une éventuelle reprise du dialogue, selon une source pakistanaise.
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