À quelques jours de la finale aller de la Ligue des champions de la CAF entre Mamelodi Sundowns et l’AS FAR, prévue le 17 mai au stade Loftus Versfeld de Pretoria, le club marocain a officiellement saisi la Confédération africaine de football pour exprimer son désaccord concernant la désignation de l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala.
Selon des informations proches du dossier, les dirigeants de l’AS FAR remettent en question ce choix, estimant que l’enjeu d’une finale continentale nécessite la désignation d’un arbitre au profil jugé irréprochable et doté d’une grande expérience internationale. Le club relève notamment que l’officiel congolais n’a pas été retenu pour la Coupe du monde 2026, un élément qui nourrit ses réserves.
Au-delà de cette contestation, l’AS FAR dénonce également un déséquilibre dans la composition des équipes arbitrales entre les deux manches de la finale. Le club souligne que la première manche sera dirigée par un corps arbitral majoritairement issu d’une même nationalité, alors que le match retour, prévu le 24 mai à Rabat, devrait être confié à une équipe arbitrale composée de différentes nationalités. Une situation que le club juge incohérente et appelle la CAF à revoir afin de garantir une stricte équité.
Dans sa correspondance adressée à l’instance dirigeante du football africain, l’AS FAR revient également sur certains épisodes passés impliquant Jean-Jacques Ndala, notamment sa gestion controversée de la finale de la CAN 2025 entre le Maroc et le Sénégal. Cette rencontre avait été marquée par une forte tension après un penalty accordé aux Marocains, entraînant le retrait temporaire des joueurs sénégalais de la pelouse.
L’arbitre congolais avait alors poursuivi la rencontre sans appliquer les dispositions relatives à un abandon de match ni prendre de sanctions immédiates contre les joueurs sénégalais, une gestion qui avait suscité de nombreuses critiques. La Fédération royale marocaine de football avait par la suite saisi la CAF.
Après examen, le jury d’appel de la CAF avait validé une victoire sur tapis vert en faveur du Maroc le 17 mars dernier. Une décision qui reste toutefois contestée, la Fédération sénégalaise de football ayant depuis saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS), laissant le dossier toujours en cours sur le plan juridique.
Emedia







