Le journaliste René Capain Bassène a retrouvé la liberté à la suite d’une grâce présidentielle, alors qu’il avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité dans l’affaire de la tuerie de Boffa-Bayotte.
Avec Omar Ampoï Bodian, il avait été condamné en première instance avant de faire appel de cette décision devant la Cour d’appel de Ziguinchor. Les faits remontent à janvier 2018, lorsque des personnes parties chercher du bois dans la forêt de Boffa-Bayotte, située au sud de Ziguinchor près de la frontière avec la Guinée-Bissau, avaient été attaquées par des hommes armés présumés appartenir au Mouvement des forces démocratiques de Casamance. Le bilan faisait état de quatorze morts, sept blessés et trois survivants.
Dans ce dossier, le chef de guerre du MFDC, César Atoute Badiate, avait été condamné par contumace. René Capain Bassène et Omar Ampoï Bodian avaient, quant à eux, écopé de la perpétuité lors du procès en première instance. Le tribunal avait cependant acquitté plusieurs autres accusés, tandis que deux personnes avaient été condamnées à des peines avec sursis pour détention illégale d’armes.
Au total, 22 personnes avaient été arrêtées dans le cadre de cette affaire, dont 16 placées sous mandat de dépôt. Elles faisaient face à plusieurs chefs d’inculpation, notamment association de malfaiteurs, assassinat, participation à un mouvement insurrectionnel et détention d’armes à feu sans autorisation.
Lors du procès en appel à Ziguinchor, un nouveau verdict est tombé : Omar Ampoï Bodian a été acquitté, tandis que René Capain Bassène a vu sa condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité confirmée. Malgré cette décision judiciaire, le journaliste bénéficie désormais d’une grâce présidentielle qui lui a permis de recouvrer la liberté.
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