L’ancien gardien international camerounais Joseph Antoine Bell a réagi à l’annulation du carton rouge infligé à Florian Balogun, une décision qui, selon certaines informations, serait intervenue après des pressions attribuées au président américain Donald Trump. Dans une publication, l’ex-portier des Lions Indomptables a estimé que ce type d’interventions n’avait rien d’inédit dans le monde du football.
Pour appuyer son propos, Joseph Antoine Bell est revenu sur un épisode marquant de la Coupe d’Afrique des nations 2013, disputée en Afrique du Sud. Il a rappelé que le Burkina Faso, auteur d’un parcours remarquable jusqu’en finale, avait vu son meilleur joueur, Jonathan Pitroipa, expulsé en demi-finale et suspendu pour le match décisif.
Selon lui, cette sanction avait finalement été levée à la suite d’échanges entre le président burkinabè de l’époque, Blaise Compaoré, et le président de la Confédération africaine de football (CAF), Issa Hayatou. Jonathan Pitroipa avait ainsi été autorisé à disputer la finale face au Nigeria.
Joseph Antoine Bell souligne toutefois que le milieu offensif burkinabè, pourtant l’un des joueurs les plus en vue du tournoi, n’avait pas réussi à peser sur cette rencontre, finalement remportée par le Nigeria de Stephen Keshi.
Avec une pointe d’ironie, l’ancien international camerounais conclut que si l’affaire Balogun devait être confirmée, elle ne constituerait pas une première dans l’histoire du football. « Quand l’Afrique est suivie et imitée, il faut le lui reconnaître et donc rendre à César ce qui lui appartient », a-t-il lancé.
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