Le gouvernement sénégalais s’achemine vers une levée progressive des mesures de suspension qui frappent plusieurs opérations foncières dans les régions de Dakar, Thiès et Saint-Louis. L’annonce a été faite à travers un communiqué du Secrétariat général du Gouvernement, qui dresse un état d’avancement des travaux du Comité chargé du suivi des audits fonciers.
Ces mesures conservatoires, prises les 31 juillet et 7 novembre 2024, avaient entraîné l’arrêt des travaux sur plusieurs lotissements, Plans d’Urbanisme de Détail (PUD) et pôles urbains, dans le cadre des audits lancés par les autorités pour faire la lumière sur les irrégularités présumées dans la gestion du foncier.
Les sites concernés comprenaient notamment les lotissements BOA, Hangar des Pèlerins, Recasement 2, EGBOS, EOGEN et EOGEN-extension, ainsi que Mbour IV à Thiès. Les PUD de Guédiawaye, Yeumbeul-Malika-Tivaouane Peulh et de la Nouvelle Ville de Thiès figuraient également parmi les zones concernées, tout comme les pôles urbains de Déni Biram Ndao-Diaksao-Bambilor, Daga Kholpa-Yenne et le site de Ndiebène Gandiole à Saint-Louis.
Selon le communiqué, les premières opérations de mainlevée ont déjà permis à de nombreux propriétaires disposant de titres réguliers et reconnus de bonne foi de récupérer leurs parcelles. En parallèle, l’État a adopté plusieurs décrets d’utilité publique et annulé certains plans d’urbanisme, notamment celui de la Nouvelle Ville de Thiès ainsi que des portions situées entre la VDN et l’océan dans les secteurs de Guédiawaye et de Yeumbeul-Malika-Tivaouane Peulh.
Dans le cadre des instructions données lors du Conseil des ministres du 1er juillet 2026, le Premier ministre a demandé au Comité de finaliser, au cours du second semestre de l’année, l’ensemble des actes administratifs, arbitrages et états des lieux nécessaires afin d’achever ce processus.
À terme, les autorités entendent lever totalement les suspensions pour les détenteurs de titres fonciers réguliers, ne présentant aucun vice de forme ou de fond et ne faisant l’objet d’aucune situation d’accaparement de plusieurs parcelles.
Le gouvernement indique par ailleurs que les usagers et les collectifs concernés seront prochainement informés des modalités de dépôt des demandes de mainlevée ou de régularisation.
En attendant les autorisations officielles, les autorités rappellent que toute reprise des travaux demeure interdite. Les contrevenants s’exposent à des sanctions administratives et judiciaires.
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