Arrivé à New York le 21 septembre, après ses déplacements diplomatiques et financiers à Washington et Abu Dhabi, le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, participe à la semaine de haut niveau de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies. Le chef de l’État sénégalais, qui exerce également la présidence en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), doit prendre la parole à la tribune de l’ONU jeudi 24 septembre.
Les activités officielles ont débuté mardi 22 septembre au siège des Nations Unies, où Bassirou Diomaye Faye a été accueilli par le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, et la vice-secrétaire générale, Amina J. Mohammed. Il a ensuite pris part à l’ouverture du débat général, placé cette année sous le thème : « Rétablir la confiance, gérer la transformation, une Organisation des Nations Unies au service de tous ».
Lors d’une réunion de haut niveau consacrée au Pacte pour l’avenir en Afrique, le président sénégalais a défendu la nécessité d’un multilatéralisme renouvelé et d’une réforme de l’architecture financière internationale. Il a notamment mis en avant le déficit annuel de financement des Objectifs de développement durable, estimé à 4 000 milliards de dollars, ainsi que le poids du service de la dette sur les économies africaines.
Selon le chef de l’État, cette pression financière réduit les capacités d’investissement dans des secteurs essentiels tels que la santé, l’éducation et les infrastructures. Il a, dans le même temps, réaffirmé la volonté du Sénégal de contribuer à la mise en œuvre du Pacte pour l’avenir, avec une attention particulière portée aux perspectives offertes à la jeunesse africaine.
La journée new-yorkaise a également été marquée par plusieurs rencontres bilatérales. Bassirou Diomaye Faye s’est entretenu avec le président du Conseil européen, António Costa, autour de la coopération entre le Sénégal et l’Union européenne, notamment dans les domaines des énergies renouvelables, de la santé et des transports. Les discussions ont également porté sur les questions migratoires et sécuritaires au Sahel.
Le président sénégalais a par ailleurs échangé avec son homologue français Emmanuel Macron sur le partenariat entre Dakar et Paris ainsi que sur plusieurs dossiers internationaux. Il a rencontré le président roumain Nicuşor Dan pour évoquer le renforcement des échanges économiques, ainsi que le président burundais Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union africaine, à qui il a adressé une invitation aux Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026. Une rencontre avec le président somalien Hassan Sheikh Mohamoud a également figuré à l’agenda présidentiel.
À travers cette participation à la semaine de haut niveau de l’Assemblée générale, le Sénégal entend mettre en avant ses priorités diplomatiques, économiques et sécuritaires, tout en portant les préoccupations de l’Afrique de l’Ouest sur la scène internationale. Le pays rappelle également son engagement historique dans les opérations de maintien de la paix des Nations Unies et met en avant plusieurs réalisations liées à son partenariat avec l’organisation, dont la Maison des Nations Unies à Diamniadio.
Le programme du président Bassirou Diomaye Faye se poursuit ce mercredi 23 septembre avec un débat consacré au droit au développement. Le temps fort de cette séquence diplomatique interviendra jeudi 24 septembre, avec son discours devant l’Assemblée générale des Nations Unies, où il devrait exposer les principales positions du Sénégal et les priorités portées au nom de l’Afrique de l’Ouest.
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