La ville de Bignona a accueilli ce mardi une randonnée pédestre marquant le lancement des activités de la troisième édition de l’anniversaire de la signature de l’accord de paix de Mongone. Cette initiative est portée par le Collectif des organisations sous-régionales pour la paix en Casamance dirigé par Henry Ndecky et par Initiative de réconciliation des ailes politiques et armées conduite par Lamine Coly. Un symposium est également prévu ce mercredi dans le cadre de cette célébration dédiée au retour définitif de la paix en Casamance.
Prenant la parole à l’issue de la randonnée, le préfet de Bignona, Mamadou Khouma, s’est réjoui de la forte mobilisation des populations venues des différents départements de la région de Ziguinchor, mais aussi de la Guinée et de la Gambie. Selon lui, cette participation massive constitue « un signal fort » en faveur de la paix et de la réconciliation.
Le préfet a salué la présence des forces de défense et de sécurité aux côtés des populations civiles, tout en mettant en avant l’engagement des femmes, des enfants, des personnes du troisième âge ainsi que des associations de personnes vivant avec un handicap venues de Bignona et de Ziguinchor. Il a rappelé que ces couches sociales figurent parmi les principales victimes du conflit casamançais.
Mamadou Khouma a également adressé ses félicitations aux combattants ayant accepté de déposer les armes, qualifiant leur démarche d’« acte héroïque ». Il a lancé un appel à ceux qui n’ont pas encore rejoint le processus de paix afin qu’ils s’engagent pour « une Casamance apaisée et un Sénégal en paix ».
Le représentant de l’État a enfin insisté sur la nécessité de préserver les ressources naturelles de la Casamance, notamment dans la zone du Nord-Sindian. Il a dénoncé les coupes abusives de bois et appelé les populations à protéger l’environnement afin de transmettre aux générations futures « une Casamance verte ».
Emedia








