À l’Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ), la tension vient de franchir un nouveau cap. Face à ce qu’elle qualifie de « refus persistant de l’administration de respecter ses engagements financiers », la coordination locale du Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES) a annoncé le gel total des activités pédagogiques et administratives. L’ultimatum accordé aux autorités universitaires étant arrivé à son terme sans réponse satisfaisante, les enseignants-chercheurs entament dès ce lundi 15 juin 2026 un mot d’ordre de grève de 48 heures renouvelable.
Ce débrayage, qui touche l’ensemble des campus et tous les semestres, se traduira par un boycott strict du second semestre. Concrètement, les militants du syndicat suspendront les cours, les heures complémentaires, les missions d’enseignement, les voyages d’études ainsi que toute activité liée au second semestre, exigeant le paiement immédiat et intégral de toutes les sommes dues.
Dans son communiqué publié le 13 juin 2026, la coordination du SAES/UASZ tient à préciser que cette action radicale ne vise ni les étudiants ni leurs familles. Le syndicat rappelle que le règlement de ces créances constitue un droit légitime et une obligation de l’administration, et non une faveur.
Tout en se disant ouvert au dialogue pour trouver une issue rapide à la crise, le SAES appelle les autorités universitaires et de tutelle à prendre urgemment leurs responsabilités, prévenant qu’aucun enseignement du second semestre ne reprendra tant que les droits du personnel ne seront pas intégralement rétablis.Ce titre met davantage en avant la principale conséquence du mouvement social : le boycott du second semestre.
Emedia






