Le secteur privé sénégalais traverse une période particulièrement difficile. Confrontées à une conjoncture économique jugée préoccupante, de nombreuses entreprises peinent à maintenir leurs activités. Parmi les secteurs les plus affectés figure le bâtiment et les travaux publics (BTP), où plusieurs acteurs dénoncent une baisse considérable des marchés et des difficultés de trésorerie.
Chef d’entreprise évoluant dans ce secteur, Maïssa Sène dresse un constat alarmant de la situation actuelle. Selon lui, les entreprises du BTP font face à une crise sans précédent qui menace leur survie. Retards de paiement, ralentissement des investissements et raréfaction des opportunités économiques mettent à rude épreuve les capacités de résistance des opérateurs du secteur.
« Les entreprises sont aujourd’hui dans une situation proche de l’agonie », déplore-t-il, estimant que de nombreuses structures risquent la fermeture si des mesures urgentes ne sont pas prises pour soutenir l’activité économique.
Cette situation suscite également de vives réactions au sein de la population. Certains citoyens n’hésitent pas à pointer du doigt les choix politiques et économiques des dernières années. C’est notamment le cas de Modou Dieng, mécanicien, qui attribue une part de responsabilité à l’ancienne gouvernance et à l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko dans les difficultés actuellement observées.
Face à cette crise, Maïssa Sène appelle les autorités à privilégier la compétence et l’expérience dans la gestion des secteurs stratégiques. Pour lui, la relance économique passe nécessairement par des décisions fortes, portées par des responsables capables d’apporter des solutions concrètes aux défis auxquels sont confrontées les entreprises.
Le chef d’entreprise insiste également sur la nécessité de restaurer la confiance des investisseurs et de créer un environnement favorable à l’entrepreneuriat afin de préserver les emplois et soutenir la croissance.
Entre inquiétudes persistantes et espoirs de redressement, les acteurs économiques attendent désormais des réponses rapides. Pour Maïssa Sène, le temps presse : sans actions concrètes et efficaces, le risque est grand de voir s’aggraver davantage une crise qui fragilise déjà le tissu économique national.
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