La diplomatie religieuse est de plus en plus évoquée comme une solution potentielle aux crises qui secouent le monde. Cette idée a été mise en avant lors d’un colloque international consacré à la question, organisé du 24 au 25 avril à l’Université Cheikh Anta Diop.
À cette occasion, le khalife de Bambilor a plaidé pour la mise en place d’une chaire dédiée à la diplomatie religieuse. Selon lui, une telle initiative pourrait contribuer à renforcer la stabilité à l’échelle mondiale en favorisant le dialogue et la médiation.
Le Sénégal, souvent cité en exemple pour sa stabilité religieuse, fondée en grande partie sur le rôle des autorités spirituelles, est appelé à partager son expérience. Pour Hady Ba, directeur de l’animation culturelle et scientifique de l’UCAD, ce modèle pourrait inspirer d’autres pays et promouvoir une coexistence pacifique entre les populations.
Aujourd’hui, le constat est jugé clair par plusieurs intervenants : de nombreuses crises ont trouvé des issues grâce à l’implication de chefs religieux. Dans ce contexte, l’intégration de la diplomatie religieuse dans les programmes d’enseignement apparaît comme une nécessité urgente, estime Pape Malé Ndiaye, maître de conférences assimilé à l’UCAD.
Au terme de ce colloque, les participants ont exprimé leur volonté de mettre en place une chaire de diplomatie religieuse, en collaboration avec des chefs religieux musulmans et catholiques de différentes obédiences, afin de contribuer à la prévention et à la résolution des conflits.
Universitaires, diplomates et autorités religieuses ont pris part à cette rencontre, dont l’objectif est d’approfondir les dynamiques de dialogue pour la paix, en renforçant les liens entre engagement spirituel et action publique.
Djibril Gaby Sakho, stagiaire
Photo : Pape Doudou Diallo






