Le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a présidé jeudi à Saly l’ouverture d’un atelier de trois jours consacré au déploiement effectif des plateformes numériques du ministère.
Cette rencontre réunit des responsables des services centraux et déconcentrés du ministère, des inspecteurs, des représentants syndicaux, des parents d’élèves, des élèves ainsi que des enseignants. Elle vise à définir une stratégie nationale permettant de faire du numérique un véritable levier d’amélioration des apprentissages, de modernisation du service public de l’éducation et de réduction des disparités territoriales.
Parmi les principales plateformes concernées figure Planète 3, qui devra, dès la prochaine rentrée scolaire, permettre la dématérialisation des procédures d’inscription et de réinscription des élèves.
À l’ouverture des travaux, Moustapha Guirassy a souligné la nécessité de rompre avec les initiatives numériques isolées pour instaurer une politique publique « cohérente, lisible, durable et mesurable ». Cette nouvelle orientation s’inscrit dans le cadre de la Stratégie numérique pour l’éducation 2025-2029.
Le ministre a ainsi appelé à établir « un cap commun » en matière de formation, de ressources pédagogiques, d’équipements, de connectivité, de gestion des données, de sécurité numérique et d’introduction responsable de l’intelligence artificielle dans le système éducatif.
Sur ce dernier point, Moustapha Guirassy a insisté sur le rôle central de l’enseignant. « Aucune technologie ne transformera l’école à la place de l’enseignant », a-t-il affirmé, appelant à « anticiper, encadrer, dompter et orienter » l’intelligence artificielle vers les besoins de l’école, dans le respect des valeurs et sous la responsabilité des enseignants.
Le ministre a également rappelé que la transformation numérique ne doit pas accentuer les inégalités existantes. Elle doit, au contraire, contribuer à les réduire et favoriser une meilleure équité territoriale.
Dans le cadre de cette stratégie nationale, le gouvernement prévoit notamment la formation de 105 000 enseignants ainsi que la connexion de 6 898 écoles au haut débit.
À l’issue de l’atelier de Saly, les participants devront formuler des recommandations fortes et hiérarchisées, assorties d’échéances et d’indicateurs de suivi. Ils devront également élaborer une feuille de route opérationnelle destinée à encadrer le déploiement des plateformes numériques et à assurer le suivi de leur mise en œuvre jusqu’à la fin de l’année 2026.
Aboubakry Kane






