La filière anacarde confirme son statut de moteur économique de la Casamance. Lors de la campagne 2025, elle a généré plus de 90 milliards de FCFA de chiffre d’affaires, illustrant le potentiel d’un secteur qui joue un rôle central dans l’économie régionale. Malgré ces performances, les acteurs de la filière continuent de faire face à plusieurs difficultés liées notamment au financement, à la transformation et à la commercialisation.
Ces préoccupations ont été au cœur du Comité régional de développement (CRD) consacré à la filière cajou, présidé à Ziguinchor par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Dr Serigne Guèye Diop. La rencontre a permis aux producteurs, transformateurs et commerçants d’exposer les contraintes qui freinent encore le développement du secteur.
Premier vice-président de l’Interprofession Cajou du Sénégal, Hamady Sonko a plaidé pour un accompagnement plus important de l’État. Selon lui, la filière a besoin de financements adaptés, d’une meilleure structuration et d’un appui à sa formalisation afin de répondre aux exigences actuelles du marché.
Le président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Ziguinchor, Jean-Pascal Éhemba, a pour sa part mis en avant les atouts économiques de la région, estimant que la Casamance dispose des ressources nécessaires pour soutenir un développement ambitieux et durable.
Réagissant aux différentes doléances, le ministre Serigne Guèye Diop a assuré que les préoccupations des acteurs ont été prises en compte. Il a rappelé les investissements réalisés par l’État dans les infrastructures, citant notamment le port de Ziguinchor et le nouvel aéroport, tout en annonçant de prochaines discussions sur les mécanismes de financement.
Le ministre a également évoqué des mesures destinées à renforcer la compétitivité des filières nationales, notamment la suspension de la taxe de 20 % jusqu’à l’année prochaine. Il a insisté sur l’importance de la transformation locale et de la formation des acteurs pour accroître la valeur ajoutée de la production.
Avec plus de 90 milliards de FCFA générés en une seule campagne, l’anacarde s’impose comme un levier majeur de croissance en Casamance. Les professionnels du secteur estiment toutefois que la levée des contraintes structurelles reste indispensable pour consolider cette dynamique et franchir un nouveau cap.
Emedia






