L’ancien député Alioune Souaré s’est élevé contre la convocation de la Fédération sénégalaise de football (FSF) par l’Assemblée nationale, prévue le mercredi 22 juillet, afin de s’expliquer sur la participation du Sénégal à la Coupe du monde 2026. Selon lui, cette démarche ne repose sur aucune disposition légale encadrant les pouvoirs de contrôle du Parlement.
Dans une déclaration, Alioune Souaré affirme que les auditions parlementaires sont strictement régies par le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, notamment ses articles 44, 46 et 47. Il soutient que ces dispositions concernent principalement les ministres, les agents de l’État, les directeurs généraux des établissements publics, des sociétés nationales ainsi que des agences d’exécution.
L’ancien parlementaire reconnaît que l’article 47 permet aux commissions parlementaires d’entendre toute personne qu’elles estiment utile à leurs travaux. Toutefois, il estime que cette possibilité doit s’inscrire dans un cadre purement consultatif et ne saurait prendre « les allures d’une séance digne d’un procès de tribunal ».
Alioune Souaré rappelle par ailleurs que la Fédération sénégalaise de football est une organisation regroupant des associations sportives librement constituées. Selon lui, la FSF agit dans le cadre d’une délégation de mission accordée par le ministère des Sports. À ce titre, il considère que c’est le ministère, en tant qu’autorité délégante, qui demeure responsable devant la représentation nationale et non la fédération elle-même.
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