
L’ONG 3D a organisé, les 2 et 3 juillet 2026 à l’hôtel Noom Dakar (ex-Radisson Blu), un atelier national de dialogue entre les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les citoyens. Cette rencontre, tenue dans le cadre du programme Saxal Jaam (Cultiver la paix) financé par l’Union européenne, a réuni des représentants des FDS, de la société civile, des partis politiques, des autorités religieuses et coutumières, ainsi que des organisations de jeunes et de femmes.
Présidé par le ministre des Forces armées, l’atelier avait pour objectif de renforcer la confiance, le dialogue et la collaboration entre les forces de sécurité et les populations afin de promouvoir une paix durable, la cohésion nationale et une approche participative de la sécurité.
Secrétaire général de l’ONG 3D, Moundiaye Cissé a rappelé que la démocratie ne se définit pas par l’absence de conflits, mais par la capacité des institutions et des citoyens à les résoudre par le dialogue plutôt que par la violence.
« Nous estimons que la démocratie ne se mesure pas à l’absence de conflits, mais à sa capacité à gérer ces conflits par le dialogue et non par la violence », a-t-il déclaré. Selon lui, chaque conflit évité permet de préserver des vies, de protéger les familles, de sauvegarder les infrastructures et de maintenir les opportunités de développement.
À travers le programme Saxal Jaam, l’ONG entend poursuivre le travail déjà engagé dans plusieurs régions du Sénégal en favorisant des passerelles entre les Forces de défense et de sécurité et les citoyens. Cette démarche devrait aboutir à l’élaboration d’un mémorandum co-construit entre les FDS et les organisations de la société civile, accompagné d’un plan d’action destiné à prévenir les violences et à consolider la paix.
Moundiaye Cissé a également insisté sur la nécessité de changer le regard porté sur les Forces de défense et de sécurité, rappelant qu’elles sont composées de citoyens sénégalais au même titre que les manifestants.
« Les Forces de défense et de sécurité sont nos frères, nos enfants, des citoyens sénégalais. Lorsqu’une manifestation dégénère et fait des blessés, ce sont des Sénégalais qui souffrent, qu’ils soient manifestants ou membres des FDS. Personne ne gagne dans ces situations », a-t-il souligné.
Pour le responsable de l’ONG 3D, la prévention des crises doit primer sur leur gestion. C’est dans cette logique que le programme Saxal Jaam privilégie les mécanismes de dialogue et de médiation afin d’éviter l’escalade des tensions.
Il a rappelé que cette stratégie s’appuie notamment sur un réseau d’ambassadeurs de la paix, composé de personnalités reconnues pour leur intégrité et leur capacité de médiation, parmi lesquelles figure le Grand Serigne de Dakar.
Les travaux de l’atelier devraient déboucher sur des recommandations fortes visant à améliorer les relations entre les Forces de défense et de sécurité et les citoyens, dans l’objectif de consolider une paix durable et de prévenir les violences au Sénégal.
Emedia
Photos : Pape Doudou Diallo







