Une semaine après le grand meeting organisé à Mbour, la coalition Diomaye Président enregistre une défection notable dans le département. Adama Ngom, jusque-là secrétaire général départemental du parti Awalé à Mbour, a officiellement quitté les rangs de la formation politique dirigée par Abdourahmane Diouf.
Dans une déclaration, l’ancien responsable politique affirme avoir notifié sa démission à Samba Guèye, délégué national au pilotage du parti Awalé. Il évoque des « convenances personnelles » pour justifier son départ, tout en précisant que cette décision ne serait pas liée directement au récent meeting tenu à Mbour.
« Le fait que cette démission intervienne après le meeting de Mbour n’est qu’une coïncidence. Cela faisait plusieurs semaines que je réfléchissais à mon avenir politique », a expliqué Adama Ngom.
Toutefois, le premier délégué communal de Sandiara laisse entendre que des frustrations internes ont pesé dans sa décision.
« Il n’y a pas de fumée sans feu. Les désillusions que j’ai connues m’ont poussé à prendre du recul afin d’y voir plus clair », a-t-il confié.
Ancien militant de l’APR depuis la création du parti, Adama Ngom rappelle avoir quitté la formation de Macky Sall au moment des débats autour d’un éventuel troisième mandat du chef de l’État. Il avait ensuite rejoint Awalé en juin 2022.
Pour l’heure, l’ex-responsable politique n’a pas révélé sa future destination politique après cette rupture qualifiée de fracassante avec la coalition Diomaye Président.
Interrogé sur les tensions supposées entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, Adama Ngom se montre néanmoins optimiste quant à une réconciliation entre les deux hommes.
« Je pense qu’ils sauront dépasser cette situation. Beaucoup de choses les unissent : la politique, la famille, la carrière et surtout la République. Ce qui les unit est plus fort que ce qui les divise », a-t-il estimé.
Il considère enfin que les divergences observées relèvent de « contradictions mineures inhérentes à tout compagnonnage politique », tout en appelant les deux camps à éviter « l’extrémisme » dénoncé par Cheikh Tidiane en 2011.
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