Aminata Touré, superviseure générale de la coalition Diomaye Président, a présenté ce lundi, lors d’une conférence de presse, les grandes orientations des réformes institutionnelles et électorales en cours. Ces réformes, issues des concertations nationales sur la justice et le système politique, se déclinent en quatre avant-projets de loi majeurs.
Selon elle, ces textes traduisent le consensus obtenu à l’issue des dialogues inclusifs réunissant acteurs politiques, société civile, chefs religieux et syndicats. Le premier avant-projet porte sur la révision de la Constitution afin d’intégrer les changements jugés fondamentaux dans l’organisation institutionnelle du pays. Le deuxième concerne la création d’une Cour constitutionnelle, une revendication ancienne de la classe politique sénégalaise.
Un troisième texte prévoit la refonte du code électoral, avec notamment la mise en place d’une commission électorale nationale indépendante, également réclamée de longue date par les acteurs politiques. Enfin, un quatrième avant-projet est consacré à l’encadrement des partis politiques.
Aminata Touré a insisté sur la méthodologie adoptée, qu’elle attribue au président Bassirou Diomaye Faye. Celle-ci repose sur une consultation inclusive, la recherche de consensus, la traduction des accords en textes juridiques, puis leur soumission au débat citoyen avant examen parlementaire.
Elle a souligné que ces réformes s’inscrivent dans la tradition démocratique sénégalaise fondée sur le dialogue, rappelant que les avancées majeures du processus électoral ont historiquement été obtenues par consensus, notamment depuis 1993. Elle a également mis en avant la volonté des autorités de répondre aux aspirations exprimées par les forces vives de la nation lors des concertations.
Parmi les innovations notables du projet de révision constitutionnelle figure l’instauration d’une incompatibilité entre la fonction présidentielle et la direction d’un parti politique ou d’une coalition. Une mesure présentée comme une avancée majeure visant à renforcer la neutralité de l’institution présidentielle et à consolider la démocratie.
Emedia
Photo : Pape Doudou Diallo








